La capitale marocaine accueille depuis cette semaine la nouvelle édition du festival Jidar, consacré à l’art urbain et au street art. Cet événement, qui se déroule dans plusieurs quartiers de Rabat, vise à embellir l’espace public tout en offrant une plateforme d’expression à des artistes nationaux et internationaux.
Des nacelles élévatrices ont été installées aux quatre coins de la ville, permettant aux artistes de travailler sur des murs et façades de grande hauteur. Le festival, dont le thème cette année est la narration visuelle, invite les passants à redécouvrir leur environnement quotidien sous un angle artistique.
Selon les organisateurs, plus d’une trentaine d’artistes participent à cette édition, originaires du Maroc, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Les œuvres réalisées abordent des thèmes variés, allant du patrimoine culturel local aux enjeux sociaux contemporains.
Un festival ancré dans le tissu urbain
Lancé en 2011, le festival Jidar s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine architectural de Rabat. Les fresques, peintes sur des bâtiments publics et privés, transforment le béton en support de création tout en respectant le cadre urbain existant.
Les autorités municipales soutiennent l’initiative, qui contribue à renforcer l’attractivité touristique de la ville et à promouvoir l’art contemporain auprès d’un large public. Des visites guidées sont organisées pour permettre aux résidents et visiteurs de découvrir les œuvres en cours de réalisation.
Un impact social et économique mesuré
Outre son volet artistique, le festival génère des retombées économiques locales. Les commerces de proximité constatent une augmentation de la fréquentation pendant la durée de l’événement, tandis que les hôtels et restaurants bénéficient de l’afflux de visiteurs.
Les organisateurs mettent également en avant l’aspect éducatif, avec des ateliers destinés aux jeunes des quartiers populaires. Ces activités visent à sensibiliser les nouvelles générations à l’art et à la créativité comme outils de développement personnel et collectif.
Les artistes sélectionnés sont choisis sur dossier par un comité de professionnels, garantissant la diversité des styles et des approches. Parmi les participants figurent des figures reconnues du street art international, ainsi que des talents émergents du continent africain.
Les travaux de peinture devraient se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, avant une inauguration officielle prévue en fin de mois. Le festival prévoit également une exposition photographique retraçant les éditions précédentes, présentée dans un espace culturel du centre-ville.
Les autorités locales espèrent que cette édition confortera la place de Rabat comme destination culturelle régionale, tout en favorisant un dialogue entre art et espace public. Aucune information n’a encore été communiquée sur une éventuelle programmation pour l’année prochaine, mais les organisateurs laissent entendre que des discussions sont en cours pour étendre le festival à d’autres villes du Maroc.
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