Dessalement : le Maroc porte sa capacité annuelle à 420 millions de m³, annonce Nizar Baraka

Dessalement : le Maroc porte sa capacité annuelle à 420 millions de m³, annonce Nizar Baraka

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé que la capacité annuelle de dessalement de l’eau de mer au Maroc a atteint 420 millions de mètres cubes. Cette déclaration a été faite en réponse à une question orale posée à la Chambre des conseillers, portant sur la situation hydrique du pays.

Selon M. Baraka, cette progression s’inscrit dans le cadre de la feuille de route nationale visant à renforcer l’approvisionnement en eau potable et à faire face aux effets du stress hydrique chronique. Le Maroc connaît une sécheresse persistante depuis plusieurs années, ce qui a accentué la pression sur les ressources en eau conventionnelles.

Un programme d’accélération des infrastructures de dessalement

Le ministre a précisé que plusieurs stations de dessalement sont en cours de construction ou en phase d’extension. Parmi les projets majeurs figurent la station d’Agadir, déjà opérationnelle, et celle de Casablanca, dont la mise en service est prévue dans les prochains mois. Ces installations doivent permettre de sécuriser l’alimentation en eau des grandes villes et des zones agricoles stratégiques.

L’objectif du gouvernement, a-t-il rappelé, est d’atteindre une capacité de dessalement de l’ordre d’un milliard de mètres cubes par an d’ici 2030. Ce programme est soutenu par des partenariats public-privé et bénéficie de financements internationaux.

Des défis techniques et financiers à surmonter

Nizar Baraka a également évoqué les défis liés au coût énergétique du dessalement, qui représente une part importante du budget de fonctionnement. Pour réduire cette facture, le ministère encourage le recours aux énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne, dans l’alimentation des stations.

Le ministre a souligné que le dessalement ne constitue qu’un volet de la stratégie nationale de l’eau. D’autres mesures complémentaires sont mises en œuvre, telles que la modernisation des réseaux d’adduction, la lutte contre les fuites et l’utilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation.

Réactions des conseillers et perspectives

Les conseillers ont salué les efforts déployés, mais ont insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme des réalisations face à l’urgence de la situation. Plusieurs d’entre eux ont demandé des précisions sur le calendrier de déploiement des nouvelles stations et sur les mécanismes de suivi des projets.

En conclusion, Nizar Baraka a indiqué que le gouvernement prévoit de présenter un bilan détaillé des investissements dans le secteur de l’eau lors de la prochaine session parlementaire. La mise en service de la station de Casablanca, ainsi que le démarrage des travaux de celle de Rabat, sont attendus avant la fin de l’année 2025.

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