L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a annoncé la mise en place d’un nouveau mécanisme diplomatique dédié à la coopération Sud-Sud et triangulaire. Cette déclaration a été faite lors de son intervention à la clôture de la réunion élargie du Bureau du Comité spécial sur la situation relative à l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, qui s’est tenue cette semaine à Bogota, en Colombie.
Cette annonce intervient dans le cadre d’une session qui a réuni des représentants de plusieurs États membres ainsi que des observateurs internationaux. Le diplomate marocain a précisé que ce groupe, intitulé « Groupe des amis de la coopération Sud-Sud et triangulaire », vise à renforcer les synergies entre les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, dans le domaine de la coopération technique et du développement durable.
Selon les informations disponibles, la création de ce groupe répond à un besoin croissant de coordination entre les nations du Sud pour faire face aux défis communs, notamment la pauvreté, l’insécurité alimentaire, le changement climatique et les inégalités d’accès aux technologies. Le groupe devrait fonctionner comme une plateforme informelle au sein du système des Nations unies, permettant aux pays membres d’échanger des bonnes pratiques et de mutualiser leurs ressources.
Contexte et objectifs du nouveau groupe
Le diplomate marocain a souligné que cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Royaume en faveur de la coopération Sud-Sud, un pilier central de la diplomatie marocaine sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Le Maroc, qui a organisé plusieurs forums et conférences sur ce thème, cherche ainsi à institutionnaliser davantage les mécanismes de solidarité entre pays en développement.
Omar Hilale a également rappelé que la coopération triangulaire, qui associe un pays donateur traditionnel, un pays partenaire et un pays bénéficiaire, permet d’optimiser l’efficacité des projets de développement. Cette approche combine les atouts des pays du Nord et du Sud pour répondre aux besoins spécifiques des populations locales.
Réactions et implications régionales
Les observateurs présents à la réunion ont salué l’initiative marocaine, estimant qu’elle pourrait faciliter le partage d’expertise dans des domaines clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation et les énergies renouvelables. Pour les pays africains, notamment ceux d’Afrique subsaharienne, cette plateforme représente une opportunité de renforcer leur intégration régionale et d’accéder à des financements innovants.
Par ailleurs, cette annonce intervient alors que la 4e Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés se prépare, et que la question de la réforme de l’architecture financière internationale est au cœur des débats. Le Groupe des amis pourrait ainsi jouer un rôle dans la définition de positions communes avant ces échéances.
La réunion de Bogota s’est conclue par un appel à une plus grande mobilisation des États membres en faveur de la coopération Sud-Sud, avec un accent particulier sur le transfert de technologies et le renforcement des capacités institutionnelles. Le Maroc, en tant qu’initiateur de ce groupe, s’engage à en assurer le suivi opérationnel dans les mois à venir.
Les participants ont convenu de se réunir à nouveau d’ici la fin de l’année, probablement en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, pour finaliser les modalités de fonctionnement du groupe et définir un plan d’action concret. Cette prochaine étape devrait préciser les domaines prioritaires d’intervention ainsi que les critères d’adhésion pour les pays intéressés.
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