Les membres de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) ont exprimé leur reconnaissance pour le rôle moteur du roi Mohammed VI dans la promotion de l’action climatique en Afrique, lors d’une réunion tenue à Brazzaville le 12 mars 2025.
Cette déclaration intervient dans le cadre de la préparation de la prochaine Conférence des Parties (COP) sur le climat, prévue en novembre 2025 à Belém, au Brésil. Les représentants de la CCBC ont souligné que l’initiative royale, lancée lors du Sommet africain de l’action en marge de la COP22 à Marrakech en 2016, a permis de structurer la réponse du continent aux défis climatiques.
Un leadership reconnu pour les trois Commissions climat africaines
Le sommet de Marrakech avait abouti à la création de trois Commissions africaines dédiées au climat: la Commission Climat du Bassin du Congo, la Commission Climat de la région du Sahel et la Commission Climat des États insulaires. Le roi Mohammed VI en assure la présidence d’honneur.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, les experts de la CCBC ont estimé que ce leadership royal a favorisé une coordination inédite entre les pays africains sur les questions environnementales. Ils ont notamment salué l’approche inclusive du monarque, qui place le développement durable au coeur des stratégies régionales.
Un impact concret sur les politiques environnementales
La Commission Climat du Bassin du Congo regroupe dix pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, dont le Gabon, le Cameroun, la République démocratique du Congo et la République du Congo. Son objectif principal est la gestion durable des forêts tropicales et la lutte contre la déforestation, un enjeu crucial pour la régulation du climat mondial.
Les données de la Banque mondiale indiquent que le Bassin du Congo constitue le deuxième plus grand massif forestier tropical de la planète, après l’Amazonie. Selon les scientifiques, sa préservation est essentielle pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.
Lors de la réunion, les participants ont également discuté de la mise en oeuvre du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, une initiative soutenue par le Maroc et destinée à financer des projets de développement durable dans la région. Ce fonds a déjà permis de débloquer plusieurs centaines de millions de dollars pour des programmes de reforestation et d’énergie renouvelable.
Des perspectives pour la COP29 et au-delà
Les responsables de la CCBC ont réaffirmé leur intention de présenter un front commun africain lors de la COP29, en novembre 2025, afin de défendre les intérêts du continent en matière de financements climatiques et de transfert de technologies.
Ils ont également annoncé que le prochain sommet des trois Commissions climat africaines se tiendra à Rabat, au Maroc, probablement en octobre 2025. Cette réunion devrait permettre de coordonner les positions africaines avant la conférence de Belém.
Le secrétariat de la Commission Climat du Bassin du Congo a précisé que les travaux se poursuivent pour évaluer l’impact des projets financés par le Fonds Bleu, avec un premier rapport d’étape attendu pour juin 2025. Ce document devrait servir de base aux négociations internationales sur le climat pour les pays africains.
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