La DIDH et l’INPPLC unissent leurs forces pour lier droits humains, gouvernance et lutte anticorruption

La DIDH et l’INPPLC unissent leurs forces pour lier droits humains, gouvernance et lutte anticorruption

Rabat, le 12 mai 2025. La Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH) et l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) ont signé ce mardi à Rabat une convention de coopération visant à renforcer l’articulation entre protection des droits humains, gouvernance et prévention de la corruption.

Cet accord, officialisé lors d’une cérémonie au siège de l’INPPLC, entend inscrire l’action des deux institutions dans une logique de complémentarité autour des principes consacrés par la Constitution marocaine de 2011, notamment la bonne gouvernance, la transparence, la protection des droits et libertés ainsi que la lutte contre la corruption.

Une approche intégrée face à un fléau grave

Intervenant lors de la signature, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a estimé que cette initiative constitue « un message fort » dans le cadre du chantier de construction d’une société fondée sur les droits. Il a souligné que la corruption représente une menace directe pour l’exercice effectif des droits des citoyens, appelant à une mobilisation collective face à ce qu’il a qualifié de « fléau grave ».

Selon lui, l’accord traduit une conviction commune autour du caractère indissociable entre protection des droits humains et prévention de la corruption. Il a également insisté sur l’importance du partage d’expériences et du renforcement des capacités entre les différents acteurs institutionnels concernés.

De son côté, le président de l’INPPLC, Mohamed Benalilou, a considéré que cette convention dépasse les dimensions procédurales ou techniques pour refléter « une transformation conceptuelle profonde » dans l’approche de la lutte contre la corruption. Il a salué la coopération engagée avec la DIDH, estimant que cette démarche ouvre la voie à un travail conjoint au service « du citoyen et de la nation ».

Un ancrage dans les engagements internationaux du Maroc

Les deux responsables ont replacé cette initiative dans le cadre des engagements internationaux du Royaume, notamment ceux liés à la Convention des Nations unies contre la corruption et aux instruments internationaux relatifs aux droits humains. La lutte contre la corruption ne peut plus être abordée uniquement sous l’angle administratif ou juridique, ont-ils insisté.

La convention prévoit des mécanismes de coopération régulière, d’échange de données et de coordination dans les domaines de la recherche, de la formation et de la sensibilisation. Les deux institutions entendent également promouvoir une approche commune lors des instances internationales.

Un événement à Genève en marge du Conseil des droits de l’Homme

Les deux institutions prévoient de porter cette réflexion sur la scène internationale. Elles organiseront le 25 juin prochain à Genève un événement parallèle consacré au thème « La protection des droits de l’Homme par la prévention de la corruption », avec la participation d’experts internationaux. Cette rencontre se tiendra en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, programmée du 15 juin au 10 juillet 2026.

Cet événement devrait permettre de partager l’expérience marocaine et de contribuer aux débats internationaux sur les liens entre corruption et violations des droits humains.

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