Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé mardi que l’économie marocaine dispose d’une capacité de résilience avérée face aux turbulences internationales. Il s’exprimait lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers à Rabat.
L’intervention du ministre intervient dans un contexte marqué par le ralentissement de l’économie mondiale, la hausse des prix des matières premières et les tensions géopolitiques. M. Lekjaa a insisté sur le fait que les réformes structurelles engagées ces dernières années ont permis de renforcer la solidité des équilibres macroéconomiques du royaume.
Une croissance portée par des secteurs clés
Le responsable gouvernemental a notamment évoqué la progression du produit intérieur brut (PIB) malgré un environnement international défavorable. Il a cité la bonne tenue du secteur agricole, le rebond de l’industrie manufacturière et la vigueur des services, notamment le tourisme.
Selon les données présentées, la campagne agricole 2023-2024 a bénéficié de précipitations plus régulières, ce qui a soutenu la production céréalière et les cultures de rente. Par ailleurs, les exportations automobiles et aéronautiques ont enregistré des hausses significatives, confirmant la montée en gamme de l’industrie nationale.
Des indicateurs financiers solides
M. Lekjaa a également souligné la stabilité des réserves de change, qui couvrent plus de cinq mois d’importations, ainsi que la maîtrise relative du déficit budgétaire. Il a rappelé que le taux d’endettement public reste dans une trajectoire soutenable, grâce à une gestion prudente des finances publiques.
Le ministre a précisé que la Banque centrale poursuit sa politique monétaire restrictive pour contenir l’inflation, tout en veillant à préserver les conditions de financement de l’économie. Les prévisions officielles tablent sur une inflation en baisse progressive au second semestre 2024.
Des défis persistants à relever
Malgré ces signaux positifs, Fouzi Lekjaa a reconnu que l’économie marocaine reste exposée à des risques externes, notamment la volatilité des marchés financiers internationaux et la persistance des tensions géopolitiques. Il a évoqué la nécessité d’accélérer les réformes structurelles, en particulier dans les secteurs de l’éducation et de la santé, pour soutenir la compétitivité à long terme.
Le ministre a également mentionné le chantier de la généralisation de la protection sociale, qui doit contribuer à renforcer la résilience des ménages face aux chocs économiques. Ce programme, lancé en 2022, prévoit la couverture maladie obligatoire pour l’ensemble des citoyens d’ici 2025.
En conclusion de son intervention, M. Lekjaa a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir le cap des réformes et à poursuivre le dialogue social pour préserver la stabilité macroéconomique. Les prochains mois seront marqués par la préparation du budget 2025, qui devra concilier rigueur budgétaire et soutien aux secteurs prioritaires.
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