Pêche continentale : le Maroc actualise son cadre juridique pour une gestion durable des ressources

Pêche continentale : le Maroc actualise son cadre juridique pour une gestion durable des ressources

Le Maroc engage une réforme de la réglementation applicable à la pêche dans les eaux continentales. Le décret n°2.23.968, publié au Bulletin officiel, vient actualiser l’arsenal juridique encadrant cette activité sur lacs, barrages et cours d’eau du pays.

Ce nouveau texte fixe les règles de délivrance des licences, les périodes d’ouverture et de fermeture de la pêche, ainsi que les zones autorisées. Il précise également les conditions d’exercice pour les pêcheurs professionnels et amateurs.

Un cadre renforcé pour la préservation des écosystèmes aquatiques

Le décret vise à répondre aux défis posés par la surexploitation des ressources halieutiques en eau douce. Selon des sources officielles, la réforme s’inscrit dans une stratégie nationale de développement durable des pêches continentales.

Les mesures incluent des restrictions sur les engins de pêche autorisés, des quotas de capture pour certaines espèces, et des obligations de déclaration des prises. Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la législation en vigueur.

Implications pour les acteurs locaux

Les associations de pêcheurs et les exploitants de réservoirs devront se conformer aux nouvelles dispositions dans un délai fixé par l’administration. Le ministère chargé de la pêche maritime mène actuellement des campagnes d’information auprès des professionnels du secteur.

Les responsables publics soulignent que cette mise à jour réglementaire était devenue nécessaire en raison de l’augmentation de la pression anthropique sur les milieux aquatiques continentaux, accentuée par les effets du changement climatique.

Le Maroc compte plusieurs centaines de retenues d’eau et de barrages, dont beaucoup sont exploités pour la pêche artisanale ou récréative. La réforme devrait permettre une meilleure traçabilité des captures et un suivi statistique plus précis.

Des experts en gestion des ressources naturelles jugent que ce texte constitue un premier pas vers une gouvernance intégrée des eaux intérieures, mais appellent à renforcer les moyens de contrôle sur le terrain.

La mise en œuvre du décret sera assurée par les services régionaux compétents, en coordination avec les autorités locales. Les premières évaluations de son impact sont attendues dans un délai d’un à deux ans, après une phase de transition et d’adaptation des pratiques.

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