L’ONU salue l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle

L’ONU salue l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle

Rabat. Une délégation de l’Institution indépendante sur les personnes disparues en République arabe syrienne, relevant des Nations unies, a salué ce mardi 19 mai 2026 à Rabat l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle. La présidente de cette institution, Carla Quintana, et les membres de son Conseil consultatif ont qualifié le modèle marocain de réussi et riche en enseignements, lors d’une rencontre avec le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un échange institutionnel visant à s’inspirer de l’expertise marocaine dans la gestion du dossier des disparus et des victimes de violations des droits de l’Homme. Carla Quintana a estimé que l’expérience marocaine constitue « un modèle dont il convient de tirer les enseignements essentiels », soulignant que le processus marocain a été façonné par les Marocains eux-mêmes, autour de la recherche de la vérité, de la clarification du sort des disparus et de la réparation des préjudices.

Une « fenêtre d’espoir » pour les victimes syriennes

La responsable onusienne a qualifié cette rencontre de « fenêtre d’espoir », insistant sur l’importance de s’inspirer de l’expertise marocaine, qu’elle considère comme singulière au regard des expériences conduites dans d’autres régions du monde. Elle a rappelé le processus de création de l’Institution indépendante sur les personnes disparues en République arabe syrienne, mise en place par l’Assemblée générale des Nations unies en juin 2023, afin de soutenir les familles des victimes syriennes. En décembre 2024, le secrétaire général de l’ONU a nommé Carla Quintana au poste de secrétaire générale adjointe et cheffe de cette institution.

De son côté, Mohamed El Habib Belkouch a mis en avant les avancées réalisées par le Royaume en matière de justice transitionnelle, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI. Il a souligné qu’une forte volonté politique a accompagné ce processus et lui a conféré une dynamique durable. Le délégué interministériel a rappelé le rôle joué par l’Instance Équité et Réconciliation (IER), notamment à travers l’organisation d’auditions publiques ayant réuni des responsables étatiques, des représentants de partis politiques ainsi que des centrales syndicales.

Un processus toujours en vigueur

Répondant aux questions des membres du Conseil consultatif de l’institution onusienne, Mohamed El Habib Belkouch a présenté les différentes étapes de construction de l’expérience marocaine ainsi que ses effets dans les domaines de la réparation, de l’établissement de la vérité, de la mise en œuvre des recommandations et des réformes constitutionnelles. Il a souligné que les effets de cette expérience continuent de se faire sentir plus de vingt ans après la fin des travaux de l’Instance Équité et Réconciliation.

À l’issue de cette rencontre, la présidente de l’institution et les membres de son Conseil consultatif ont exprimé leur volonté de poursuivre le dialogue et les échanges avec la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme autour des différents aspects de l’expérience marocaine. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochains mois, avec des visites de suivi potentielles pour approfondir la coopération technique.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.