Jeudi à Casablanca, le ministère de l’Industrie et du Commerce a procédé à la remise des premiers certificats de labellisation « Made in Morocco » à près de 80 entreprises nationales. Cette cérémonie marque le lancement officiel d’un dispositif destiné à valoriser la production locale et à renforcer la compétitivité des produits marocains sur les marchés intérieurs et internationaux.
Un label pour structurer l’offre marocaine
Le label « Made in Morocco » vise à distinguer les biens et services répondant à des critères stricts d’origine, de qualité et de conformité aux normes en vigueur. Selon les informations communiquées par le ministère, cette première promotion regroupe des entreprises issues de divers secteurs, notamment l’agroalimentaire, le textile, l’électronique et les industries mécaniques.
Les certificats ont été attribués après un processus d’audit mené par des organismes agréés, portant sur la traçabilité des matières premières, les processus de fabrication et le respect des réglementations sociales et environnementales. Le label est valable pour une durée de trois ans, renouvelable sous réserve de contrôles périodiques.
Un levier pour la souveraineté industrielle
Les autorités présentent ce dispositif comme un outil de promotion de l’image de marque du Maroc et de soutien à l’écosystème industriel national. En certifiant l’origine marocaine des produits, le label entend aider les consommateurs à identifier plus facilement les biens fabriqués localement et à favoriser une préférence nationale.
Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné lors de la cérémonie que cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de développement industriel du Royaume, qui vise à porter la part de l’industrie dans le PIB à 40 % à l’horizon 2030. Il a également rappelé que le label constitue un signal fort pour les investisseurs étrangers, démontrant la capacité du tissu productif marocain à respecter des standards internationaux.
Critères d’obtention du label
Pour obtenir le label, les entreprises doivent justifier d’un contenu en intrants locaux d’au moins 40 % de la valeur ajoutée du produit final. Ce seuil pourra être révisé à la hausse dans les années à venir, en fonction de l’évolution des chaînes d’approvisionnement nationales. Les candidats doivent également démontrer leur conformité aux normes de sécurité, de qualité et de durabilité définies par un cahier des charges technique.
Les audits sont réalisés par des organismes certificateurs accrédités par le Comité marocain d’accréditation (COMAC). Un comité de pilotage interministériel supervise l’évolution du label et peut proposer des ajustements réglementaires.
Prochaines étapes et perspectives
Le ministère prévoit d’ouvrir de nouvelles sessions de labellisation chaque trimestre, avec un objectif de 500 entreprises certifiées d’ici fin 2026. Une campagne de communication nationale et internationale doit être lancée dans les prochaines semaines pour faire connaître le label auprès des consommateurs et des acheteurs professionnels.
Les entreprises labellisées bénéficieront d’un accompagnement technique et commercial via les chambres de commerce et les agences de développement régional. La mise en place d’une plateforme numérique dédiée à la visibilité des produits « Made in Morocco » est également à l’étude, afin de faciliter les mises en relation avec les distributeurs et les exportateurs.
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