Le débat sur le maintien permanent de l’heure additionnelle (GMT+1) au Maroc connaît un nouvel épisode. Dans une réponse écrite adressée au conseiller parlementaire Khalid Es-Satte, membre de l’Union nationale du travail au Maroc, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a défendu la position de l’exécutif sur ce dossier sensible. Cette intervention gouvernementale intervient alors que de nombreux citoyens et acteurs politiques continuent de dénoncer les perturbations causées par ce choix horaire, notamment pour les familles et les enfants scolarisés.
Une approche globale selon la ministre
Dans sa réponse, la ministre a souligné que la gestion de l’heure additionnelle ne relève pas d’une décision sectorielle isolée, mais d’une approche globale qui intègre des dimensions économiques, sociales et organisationnelles. Elle a rappelé que l’heure légale du Royaume est encadrée par des textes juridiques et réglementaires clairs. Le décret adopté en 2018 autorise l’ajout de soixante minutes à l’heure légale, tout en prévoyant la possibilité de suspendre cette mesure durant certaines périodes de l’année.
Selon la ministre, l’évaluation des effets de l’heure additionnelle ne peut être menée sous l’angle d’un seul secteur. Ce dossier touche à plusieurs domaines à la fois : l’économie, l’administration, l’éducation, le transport et les relations avec les partenaires internationaux. Elle a également évoqué les attentes des citoyens et les répercussions de ce choix sur la vie quotidienne des familles marocaines.
Une approche participative revendiquée
Face aux critiques persistantes des opposants au maintien permanent du GMT+1, la responsable gouvernementale a assuré que l’exécutif privilégie une approche participative dans la gestion de ce dossier. Cette démarche repose sur une coordination avec les différents départements concernés afin d’adapter les horaires de travail et d’études aux spécificités territoriales ainsi qu’aux besoins des différentes catégories sociales.
La ministre a considéré que le maintien de l’heure additionnelle s’inscrit dans le cadre d’une gestion intégrée visant à concilier la continuité du service public avec les impératifs de l’intégration économique. Il ne s’agirait donc pas d’une simple décision administrative limitée à un secteur particulier.
Un débat toujours vif
Depuis l’adoption du maintien permanent de GMT+1 en 2018, une partie importante de la population marocaine continue de dénoncer les perturbations engendrées dans le quotidien des familles. Les enfants sont notamment contraints de se rendre à l’école avant le lever du jour durant une partie de l’année, ce qui suscite des inquiétudes sur les plans sanitaire et éducatif. Malgré les appels récurrents au retour à l’heure de Greenwich (GMT), le gouvernement maintient sa position en invoquant des considérations d’ordre économique et organisationnel.
Le gouvernement, a conclu la ministre, continue de suivre ce dossier dans un esprit de responsabilité, dans le respect de la loi, des institutions et de l’intérêt général. Aucune décision de modification de l’heure légale n’a été annoncée à ce stade.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire