Rabat, lundi – Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé que 530 médecins spécialistes seront affectés dans les différentes régions du Maroc dès l’obtention de leurs diplômes, à compter du mois d’août prochain. Cette mesure vise à renforcer l’offre de soins au sein des établissements publics de santé.
Intervenant lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, consacrée aux Groupements sanitaires territoriaux (GST), M. Tahraoui a qualifié cette décision d’« inédite ». Il a précisé qu’elle met fin aux décalages pouvant atteindre deux ans entre l’obtention du diplôme et l’affectation effective des praticiens. Selon le ministre, ce dispositif permettra de renforcer l’offre sanitaire de manière rapide et effective.
Réforme structurelle de la formation et de la gestion
Dans le cadre de cette réforme, M. Tahraoui a rappelé les changements structurels en matière de formation et de gestion des médecins spécialistes. Il a notamment évoqué le décret relatif à la situation des étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire. Ce texte prévoit l’extension de la contractualisation avec l’État à tous les nouveaux médecins inscrits en spécialité. Il s’agit, selon le ministre, d’une évolution importante visant à renforcer l’engagement des ressources humaines envers le service public de santé.
En vertu de ce nouveau système, tous les nouveaux médecins spécialistes seront tenus d’accomplir une période de service obligatoire au sein des établissements publics de santé après l’obtention de leur diplôme. Cette durée est fixée à quatre ans pour les promotions 2026 et 2027, et à trois ans à partir de 2028.
Un tournant après 33 ans de pratiques antérieures
M. Tahraoui a souligné que cette réforme marque un tournant, car elle rompt avec une situation qui perdurait depuis 33 ans. Elle garantit, a-t-il dit, la contribution de tous les médecins spécialistes au service de santé publique durant une phase cruciale de leur parcours professionnel. Le ministre a ajouté que cette mesure favorise une répartition équitable des praticiens, afin de renforcer l’offre de soins à l’échelle nationale.
Le ministre a également indiqué qu’environ 2 000 postes ont été ouverts cette année pour les médecins résidents dans le cadre du nouveau système. Ces promotions, a-t-il précisé, rejoindront les établissements de santé publics à partir de 2030, en tant que pilier essentiel des Groupements sanitaires territoriaux.
Rôle central des Groupements sanitaires territoriaux
M. Tahraoui a expliqué que les Groupements sanitaires territoriaux joueront, pour la première fois, un rôle central dans l’organisation, l’encadrement et l’affectation des médecins résidents. Ils seront également impliqués dans les parcours de formation et les stages. Cette approche permettra, selon le ministre, d’adapter les formations aux besoins réels de chaque région et de les aligner sur les cartes sanitaires nationale et régionales.
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