Dans les hauteurs arides de la province de Taroudant, la commune territoriale d’Adar s’apprête à vivre une saison de transmission des savoir-faire liés à la culture du safran. Le département de l’Agriculture y déploie un dispositif de formation et d’encadrement technique destiné aux agriculteurs locaux, dans le cadre de la stratégie nationale de développement des filières agricoles.
Un territoire à fort potentiel
La zone d’Adar, située dans la région de Souss-Massa, présente des conditions pédoclimatiques propices à la production de safran. Cette épice, réputée pour sa qualité, est cultivée sur des parcelles souvent de petite taille par des familles d’agriculteurs. Le programme vise à pérenniser et moderniser ces pratiques traditionnelles.
Selon les responsables locaux, l’initiative s’inscrit dans une démarche de valorisation des terroirs et de soutien aux filières à haute valeur ajoutée. Le safran d’Adar bénéficie d’une reconnaissance croissante sur les marchés national et international.
Un programme structuré de formation
Le dispositif comprend des sessions de formation théorique et pratique organisées par les services agricoles. Les thèmes abordés incluent les techniques de plantation, d’entretien, de récolte et de séchage des stigmates de safran. Une attention particulière est portée à l’amélioration des rendements et à la qualité du produit final.
Les formateurs, issus des instituts techniques agricoles, accompagnent les producteurs tout au long du cycle cultural. Des démonstrations en parcelles pilotes permettent de montrer les bonnes pratiques.
« L’objectif est de transmettre les gestes ancestraux tout en intégrant des innovations validées par la recherche agronomique », a expliqué un cadre de la direction régionale de l’Agriculture.
Implications pour les agriculteurs
Pour les exploitants d’Adar, ce programme représente une opportunité d’accroître leur revenu et de sécuriser leur production. La culture du safran, exigeante en main-d’œuvre, offre des marges intéressantes en comparaison d’autres cultures locales.
Plusieurs dizaines d’agriculteurs, dont une majorité de femmes, participent aux ateliers. Les témoignages recueillis sur place font état d’une forte adhésion à cette démarche collective. Les participants soulignent l’importance de la transmission orale des techniques, désormais couplée à des supports écrits et visuels.
Perspectives de développement
Les autorités agricoles prévoient d’étendre ce programme à d’autres communes de la province dans les prochaines saisons. À terme, l’objectif est de structurer une filière safranière durable dans le Souss-Massa, en renforçant l’organisation collective des producteurs et en favorisant la certification de l’origine.
Les premières évaluations des sessions de formation devraient être disponibles à la fin de la saison de récolte, au printemps prochain. Les résultats guideront les décisions d’élargissement du dispositif.
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