La Banque mondiale s’apprête à approuver un prêt de 350 millions de dollars pour la mobilité urbaine au Maroc

La Banque mondiale s’apprête à approuver un prêt de 350 millions de dollars pour la mobilité urbaine au Maroc

Rabat, Maroc – La Banque mondiale devrait approuver prochainement un prêt de 350 millions de dollars destiné à financer des projets de mobilité urbaine au Maroc. Cette opération s’inscrit dans le nouveau Cadre de Partenariat conclu entre l’institution financière internationale et le Royaume, selon des sources proches du dossier.

Le prêt, qui relève du mécanisme « Programme pour les résultats » (PPR), vise à améliorer les systèmes de transport urbain dans plusieurs villes marocaines. Ce type de financement est conditionné par l’atteinte de résultats mesurables, en lien avec des objectifs prédéfinis de performance et d’impact.

Un financement axé sur les performances

Le Programme pour les résultats est un instrument de la Banque mondiale qui lie le décaissement des fonds à la réalisation d’indicateurs spécifiques. Dans le cas du Maroc, ces indicateurs concernent notamment la réduction des temps de déplacement, l’augmentation de l’usage des transports en commun, et la diminution des émissions polluantes dues au trafic urbain.

Ce prêt s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures de mobilité, alors que les grandes agglomérations marocaines, notamment Casablanca, Rabat, Marrakech et Fès, connaissent une croissance démographique et une pression accrue sur leurs réseaux de transport.

Objectifs et bénéficiaires

Selon les documents préparatoires consultés par Aljareeda.net, le programme devrait bénéficier directement à plusieurs millions d’usagers du transport urbain. Il prévoit également le renforcement des capacités institutionnelles des autorités locales en charge de la planification et de la gestion des déplacements.

Le projet inclut des mesures visant à améliorer la sécurité routière, à développer des systèmes de transport intégrés, et à favoriser des modes de déplacement doux, comme le vélo et la marche.

Le ministère de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, ainsi que les collectivités territoriales concernées, seront les principaux partenaires de mise en œuvre. Aucun calendrier précis de décaissement n’a encore été communiqué par la Banque mondiale, mais les sources indiquent que l’approbation officielle pourrait intervenir dans les semaines à venir.

Contexte et implications économiques

Ce prêt intervient alors que le Maroc accélère ses investissements dans le secteur des transports, dans le cadre de la préparation de la Coupe du Monde 2030, co-organisée avec l’Espagne et le Portugal. La mobilité urbaine est considérée comme un levier clé pour la compétitivité économique et l’inclusion sociale.

La Banque mondiale, qui entretient une relation de longue date avec le Maroc, a déjà soutenu plusieurs projets de transport dans le pays, notamment le tramway de Rabat-Salé et le bus à haut niveau de Casablanca. Ce nouveau prêt devrait renforcer cette dynamique de modernisation.

Sur le plan macroéconomique, le prêt de 350 millions de dollars représente environ 3,4 milliards de dirhams, soit un montant significatif pour le budget d’investissement de l’État marocain. Il est prévu que le remboursement s’étale sur une période de 20 à 30 ans, avec des conditions de taux avantageuses, conformément aux normes des prêts concessionnels de la Banque mondiale.

Les détails finaux du programme seront présentés au conseil d’administration de l’institution lors de sa prochaine réunion, prévue pour le mois prochain. Une fois approuvé, le prêt sera immédiatement opérationnel, sous réserve de la signature des conventions de financement avec les autorités marocaines.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.