La municipalité de Casablanca publie chaque semaine un bulletin des prix de gros des viandes, fruits et légumes les plus demandés sur les marchés locaux. Les dernières données indiquent que les tarifs des viandes rouges demeurent à des niveaux élevés, tandis que ceux des tomates enregistrent une baisse notable.
Selon le bulletin hebdomadaire mis à disposition des citoyens par la Ville, le prix du kilogramme de viande bovine oscille entre 80 et 100 dirhams, selon la qualité et l’origine. La viande ovine, quant à elle, se maintient autour de 90 à 110 dirhams le kilogramme. Ces niveaux, en vigueur depuis plusieurs semaines, pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages casablancais.
Évolution des prix des fruits et légumes
Dans le même bulletin, les prix des légumes montrent une tendance contrastée. La tomate, dont le prix avait grimpé durant les mois précédents, est désormais en baisse. Son prix de gros se situe actuellement entre 4 et 6 dirhams le kilogramme, contre 7 à 10 dirhams il y a quelques semaines. Cette diminution s’explique par l’arrivée de nouvelles récoltes en provenance des régions agricoles environnantes.
Les pommes de terre conservent des prix stables, entre 5 et 7 dirhams le kilogramme. Les oignons et les carottes affichent également une stabilité relative, avec des fourchettes de prix respectives de 4 à 6 dirhams et de 3 à 5 dirhams le kilogramme.
Marché des fruits : stabilité et variations saisonnières
Côté fruits, les prix restent globalement stables. Les bananes sont vendues entre 9 et 12 dirhams le kilogramme, tandis que les pommes importées se situent entre 15 et 20 dirhams. Les agrumes, notamment les oranges de saison, sont proposés entre 4 et 6 dirhams le kilogramme, un prix légèrement inférieur à celui de l’année dernière à la même période.
Ces données sont collectées par les services municipaux auprès des marchés de gros de Casablanca, notamment le marché de gros de fruits et légumes de Derb Ghalef et les abattoirs de la ville. Les autorités locales précisent que ces prix sont indicatifs et peuvent varier en fonction des points de vente et des jours d’achat.
Implications pour les consommateurs
Le maintien des prix élevés des viandes rouges affecte directement les habitudes de consommation des ménages. De nombreux consommateurs se tournent vers des alternatives moins coûteuses, comme les viandes blanches ou les légumineuses, pour équilibrer leur budget alimentaire. Les professionnels du secteur expliquent cette hausse par l’augmentation des coûts de l’alimentation animale et des frais de transport.
Les autorités locales, conscientes de ces pressions, suivent de près l’évolution des marchés. Elles rappellent que le bulletin hebdomadaire vise à informer les citoyens et à favoriser une transparence des prix, sans intervention directe sur les mécanismes de l’offre et de la demande.
Dans les semaines à venir, les services municipaux continueront de publier ces données chaque lundi. Les observateurs estiment que les prix des viandes rouges pourraient se stabiliser si les conditions d’approvisionnement s’améliorent, tandis que les tomates et autres légumes de saison devraient rester accessibles jusqu’à la fin de la récolte.
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