Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a pris la parole lors d’une rencontre partisane organisée à Ouled Nasser, dans la province de Fquih Ben Salah, pour aborder les préoccupations économiques et sociales des Marocains. Membre du bureau politique du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), il a insisté sur la nécessité de placer le pouvoir d’achat, la jeunesse et la réduction des disparités territoriales au centre de l’action politique.
Lors de son intervention, Fouzi Lekjaa a évoqué la hausse des prix de la viande, un sujet sensible pour les ménages marocains, particulièrement à l’approche de l’Aïd al-Adha. « On ne peut pas laisser les Marocains acheter la viande à 150 ou 160 dirhams », a-t-il déclaré, soulignant la pression financière qui pèse sur les familles.
Des propos fermes contre les responsables de la cherté de la viande
Le ministre a vivement critiqué ceux qu’il considère comme responsables de la hausse des prix, allant jusqu’à les qualifier de « vrais terroristes » pour avoir gâché la joie des Marocains lors de cette fête religieuse. Selon lui, l’amélioration du pouvoir d’achat constituera « la première de nos priorités à l’avenir », une promesse qui s’inscrit dans un contexte de tension économique pour de nombreux foyers.
La jeunesse, un levier de développement à ne pas négliger
Outre le pouvoir d’achat, Fouzi Lekjaa a consacré une partie de son discours à la jeunesse marocaine. Il a appelé à ne pas laisser les jeunes en marge du processus de développement, estimant qu’ils disposent de l’intelligence et de l’énergie nécessaires pour devenir des acteurs essentiels de la croissance du pays. Cette prise de position intervient alors que le chômage des jeunes reste élevé, selon les données officielles.
Réduire les écarts territoriaux pour un Maroc uni
Le responsable politique a également plaidé pour une réduction des écarts de développement entre les régions, dénonçant un « Maroc à deux vitesses ». Il a appelé à faire progresser l’ensemble du Royaume au même rythme, de Tanger à Lagouira, en accordant une attention particulière aux populations rurales, montagneuses et éloignées. Cette position reflète une volonté de renforcer la cohésion territoriale, un enjeu récurrent dans les débats politiques nationaux.
Un appel à un engagement politique responsable
Sur le plan politique, Fouzi Lekjaa a réaffirmé son rejet de la logique de « distribution des butins » avant les échéances électorales. Il a appelé à davantage de sérieux, de travail et de patriotisme dans la pratique partisane, estimant que cette culture ne correspond pas aux principes de son parti. Le ministre a également encouragé les citoyens, notamment les jeunes, à participer aux prochaines élections et à se rendre aux urnes, soulignant que la compétition politique doit porter sur les questions qui préoccupent les Marocains.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de préparatifs pour les prochains scrutins, où le pouvoir d’achat et la cherté de la vie dominent les débats publics. Les prochaines semaines pourraient voir d’autres responsables politiques prendre position sur ces sujets, alors que les partis affinent leurs programmes électoraux.
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