La 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), qui s’est tenue à Oulan-Bator, en Mongolie, a pris fin le 28 août dernier. À cette occasion, la France a souligné l’urgence d’une action « concertée et globale » face à la dégradation des sols, un phénomène qui touche désormais la moitié de l’humanité, selon un communiqué conjoint publié samedi par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Transition écologique.
Le texte précise que les effets de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse se font de plus en plus sentir, y compris sur le territoire français. La dégradation des sols entraîne des conséquences croissantes sur la santé des populations, la production alimentaire, la qualité et la disponibilité de l’eau, ainsi que sur la sécurité et les économies des États.
Des initiatives pour accélérer l’action contre la dégradation des terres
Durant cette COP17, plusieurs initiatives ont été mises en lumière pour accélérer l’action contre la dégradation des terres et le changement climatique, tout en renforçant la préservation de la biodiversité et la mise en œuvre des politiques de développement durable. La France a notamment mis en avant la création du hub français de l’initiative « Business for Land », présenté comme le premier du genre. Ce hub doit réunir des entreprises françaises engagées en faveur de la préservation des sols.
Membre du groupe des « amis de la présidence mongole de la COP17 » et elle-même confrontée aux effets de la désertification, la France indique s’être activement mobilisée pour la réussite de cette échéance majeure du multilatéralisme environnemental. Plusieurs avancées ont été enregistrées malgré un contexte international jugé particulièrement difficile, selon la même source.
Renforcer le rôle de la science dans les décisions
La mise en œuvre de l’interface science-politique de la Convention doit notamment permettre de renforcer le rôle de la science dans les processus de décision liés à la préservation des sols. Paris souligne que, malgré un contexte international complexe, la COP17 a fait émerger des élans de solidarité réunissant États et acteurs concernés autour d’une même urgence d’agir.
Cette mobilisation devrait se poursuivre lors des prochaines échéances environnementales internationales. La France prévoit de participer activement à la COP17 de la Convention sur la biodiversité à Erevan en octobre, à la COP31 sur le climat à Antalya en novembre, ainsi qu’à la conférence des Nations unies sur l’eau à Abou Dhabi en décembre 2026.
Ces rendez-vous internationaux constituent des opportunités pour approfondir la coopération mondiale sur les questions de dégradation des terres et de changement climatique, alors que les conséquences de ces phénomènes se font ressentir à l’échelle planétaire.
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