Soutien au cheptel : Bensaid reconnaît des « échecs et dépassements » et plaide pour une action de terrain

Soutien au cheptel : Bensaid reconnaît des « échecs et dépassements » et plaide pour une action de terrain

Lors d’une rencontre de communication organisée par le Parti authenticité et modernité (PAM) dans la commune d’Ouled Amrane, province de Sidi Bennour, Mohamed Mehdi Bensaid, membre de la direction collégiale du parti, a reconnu des « échecs et dépassements » dans la gestion du dossier du soutien au cheptel. Le responsable politique a également dressé un bilan critique de la participation de son parti au gouvernement, tout en insistant sur la nécessité de renouer la confiance avec les citoyens.

Une reconnaissance sans détour des difficultés gouvernementales

Mohamed Mehdi Bensaid a affirmé que le PAM ne cherche pas à fuir ses responsabilités politiques et n’éprouve aucune gêne à reconnaître les difficultés qui ont marqué sa première expérience gouvernementale. Selon lui, la correction des dysfonctionnements et le rétablissement de la confiance des citoyens passent par l’action de terrain, la politique de proximité et l’écoute des attentes de la population.

« Nous ne disons pas que tout va bien. Nous avons essayé de faire de notre mieux, mais il y a eu des problèmes et des défis qui ont eu des répercussions sur la vie du citoyen. Il n’y avait pas de mauvaise intention dans la gestion, mais il y a eu des manquements sur certains dossiers, et nous n’avons aucun problème à le dire avec courage politique », a-t-il déclaré.

Le dossier du soutien au cheptel pointé du doigt

Abordant la question des aides destinées au cheptel, le membre de la direction collégiale du PAM a expliqué que la décision avait été prise dans le but de protéger le pouvoir d’achat. Toutefois, la gestion de cette opération a, selon lui, connu « un échec et des dépassements ». « Nous n’avons aucun problème à reconnaître ce dysfonctionnement et à revenir dessus afin d’appliquer des solutions meilleures et plus efficaces », a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient alors que les agriculteurs et éleveurs marocains font face à une hausse des prix de plusieurs produits, notamment les légumes et les viandes, qui affecte directement leur revenu et le pouvoir d’achat des consommateurs.

Le monde rural, un levier essentiel pour l’économie nationale

La rencontre d’Ouled Amrane a également porté sur la situation du monde rural et les politiques agricoles. Mohamed Mehdi Bensaid a souligné que le monde rural constitue un levier essentiel pour développer l’économie nationale et renforcer la sécurité alimentaire. Il a évoqué la place importante qu’occupe la province de Sidi Bennour dans l’activité agricole, tout en relevant la nécessité de poursuivre le développement des infrastructures, notamment le réseau routier, et d’adopter une politique agricole plus efficace et davantage adaptée aux besoins des agriculteurs.

Le responsable politique a estimé que les politiques publiques ne parviennent pas suffisamment jusqu’au petit agriculteur, qui subit directement les conséquences de la hausse des prix. Selon lui, la protection du pouvoir d’achat et la lutte contre la vie chère figurent parmi les principaux défis à relever.

Le PAM tourné vers l’avenir

Le membre de la direction collégiale du PAM a indiqué que le parti avait défendu, durant ses années de participation à l’expérience gouvernementale, plusieurs idées, dont certaines devraient figurer dans son prochain programme électoral. Évoquant les enjeux de la prochaine étape, il a affirmé qu’après dix années passées dans l’opposition avant son entrée au gouvernement, le parti fait du renforcement de la confiance avec les citoyens une priorité, en s’appuyant sur les principes de la démocratie sociale et sur la volonté de promouvoir un développement équilibré au profit des différentes catégories sociales et des territoires.

Il s’est également arrêté sur les critères de sélection des candidats du parti, insistant sur l’importance de maintenir le contact avec les citoyens après les élections. « Nous ne voulons pas d’un parlementaire qui éteint son téléphone et ne réapparaît que tous les cinq ans », a-t-il déclaré, soulignant que le choix des candidats devait reposer sur leur proximité avec la population, leur capacité à l’écouter et leur aptitude à porter ses préoccupations devant le Parlement et le gouvernement.

Dans les prochains mois, le PAM devrait dévoiler les grandes lignes de son programme électoral, en mettant l’accent sur les questions agricoles, le pouvoir d’achat et la proximité avec les citoyens, des dossiers qui seront au cœur des débats lors des prochaines échéances électorales.

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