À quelques semaines des élections législatives du 23 septembre 2026, la circonscription de Ben M’sik, dans la métropole casablancaise, s’impose comme l’un des principaux lieux d’observation des rapports de force politiques. Trois sièges parlementaires sont à pourvoir, dans un contexte où les formations installées tentent de conserver leurs positions et où de nouveaux prétendants espèrent tirer profit des recompositions électorales observées lors des derniers scrutins.
Un historique électoral contrasté
L’analyse des résultats des élections législatives de 2016 et de 2021 fait apparaître une évolution notable des équilibres politiques dans cette circonscription. En 2016, le Parti de la justice et du développement (PJD) était arrivé en tête avec 15 584 voix pour son candidat Abdelmajid Joubij. L’Union constitutionnelle (UC), menée par Mohamed Joudar, occupait la deuxième place avec 8 657 suffrages, tandis que le Rassemblement national des indépendants (RNI), représenté par Taoufik Kamil, avait recueilli 4 473 voix. Le Parti de l’Istiqlal avait obtenu 3 788 suffrages avec Karim Ghellab, et le Parti authenticité et modernité (PAM), porté par Abdelrahim Zekrani, seulement 1 388 voix.
Cinq ans plus tard, le scrutin du 8 septembre 2021 a bouleversé la hiérarchie. Mohamed Joudar a pris la première place avec 8 012 voix, permettant à l’UC de conserver son siège. Taoufik Kamil a confirmé l’implantation du RNI avec 7 815 suffrages, et le troisième siège est revenu au PAM, dont le candidat Mustapha Jeddad a rassemblé 2 283 voix. Le PJD, qui dominait la circonscription en 2016, a chuté à la quatrième position avec 1 810 voix pour Abdelmajid Mazour. Le Mouvement populaire, représenté par Othmane Benkirane, a suivi avec 1 296 suffrages.
Des figures ancrées et des ambitions nouvelles
Les résultats des deux dernières échéances soulignent la solidité électorale de Mohamed Joudar et de Taoufik Kamil, seuls candidats à avoir conservé leur siège entre 2016 et 2021. Ils mettent également en évidence le recul du PJD, passé de première force politique à quatrième formation en nombre de voix. À l’inverse, le PAM a su renforcer sa présence, passant de 1 388 voix en 2016 à un siège conquis en 2021.
Pour ce scrutin de 2026, l’UC renouvelle sa confiance à Mohamed Joudar, qui brigue un troisième mandat et cumule également des responsabilités locales en tant que président de l’arrondissement. Le RNI a investi de nouveau Taoufik Kamil, homme d’affaires élu lors des deux précédentes législatures. Le PAM a également opté pour la continuité en présentant Mustapha Jeddad, candidat à un second mandat. Le Parti de l’Istiqlal a choisi Mahfoud Tehriss, figure connue dans la circonscription, pour tenter de s’imposer. Le PJD sera représenté par Saïd Kachani, chargé de reconquérir un siège perdu. Le Parti du progrès et du socialisme mise sur El Haj Haji, tandis que l’Alliance de la gauche a investi Abdelhakim Morshid, qui espère bénéficier de la mobilisation des électeurs de la gauche démocratique et unifiée.
Une campagne ouverte et disputée
La campagne pour les trois sièges de Ben M’sik oppose ainsi des candidats bénéficiant d’un ancrage électoral éprouvé à d’autres qui entendent bousculer les positions établies. Les dynamiques observées lors des derniers scrutins, notamment la progression du PAM et le recul du PJD, pourraient encore influencer les résultats. Les électeurs de cette circonscription de la métropole casablancaise seront appelés aux urnes le 23 septembre 2026 pour départager les prétendants.
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