USFP : Mehdi Mezouari apporte des précisions sur la sélection des candidates aux listes régionales

USFP : Mehdi Mezouari apporte des précisions sur la sélection des candidates aux listes régionales

Le membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Mehdi Mezouari, a répondu aux accusations récentes de « marchandisation des investitures » évoquées sur les réseaux sociaux. Invité dimanche soir sur 2M dans l’émission « Saâat Al Saraha », il a défendu la procédure adoptée pour la désignation des candidates aux listes régionales en vue des prochaines élections législatives.

Une controverse jugée limitée

Selon Mehdi Mezouari, les critiques formulées par certaines militantes du parti, largement relayées en ligne, restent marginales. Il a estimé que la polémique se limite à « quelques publications » sur les réseaux sociaux, sans remettre en cause le processus interne du parti.

Le dirigeant socialiste a rappelé que l’USFP avait enregistré 80 candidatures féminines pour ces listes régionales. Contrairement à d’autres formations politiques qui centralisent la sélection, le parti a opté pour une gestion au niveau régional.

Un processus en plusieurs étapes

À l’issue de cette procédure, 12 candidates ont obtenu l’investiture, tandis qu’environ 70 autres n’ont pas été retenues. Mehdi Mezouari, qui préside la commission d’évaluation en tant que secrétaire régional, a souligné le faible nombre de contestations.

Selon ses chiffres, seules trois réclamations et une contestation formelle ont été déposées. La phase de présélection a duré près de trois mois. Les candidates ont ensuite été auditionnées par une commission de sélection, avec un exposé de dix minutes chacune sur leur parcours et leur projet.

Le critère de capacité financière en question

La commission examinait plusieurs critères, dont la capacité à représenter le parti localement et à mener une campagne électorale. Le volet logistique et matériel était également pris en compte, ce qui a conduit à l’introduction du critère de « capacité financière », devenu le principal point de discorde.

Mehdi Mezouari a expliqué que la commission cherchait à évaluer si chaque candidate pouvait répondre aux besoins matériels d’une campagne. Le choix final revenait ensuite aux candidats des circonscriptions ordinaires, chargés de désigner celles remplissant les conditions requises.

Un cadre légal strict

Le responsable a rejeté toute interprétation assimilant cette exigence à un mécanisme de financement des investitures. Il a rappelé que tous les candidats, hommes et femmes, doivent présenter un compte de campagne détaillé après le scrutin, conformément à la loi.

Le plafond des dépenses électorales est fixé à 600.000 dirhams (60 millions de centimes), un dispositif destiné à garantir la transparence du financement politique. Cette mise au point intervient alors que le parti prépare activement ses listes pour les échéances électorales à venir.

Les instances nationales de l’USFP devraient valider prochainement les listes définitives, après examen des recours internes. La commission de discipline pourrait être saisie si de nouvelles contestations émergent dans les prochains jours.

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