Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a organisé une rencontre électorale jeudi dans la province de Médiouna, en présence de plus de 10 000 personnes, à l’approche des élections législatives prévues le 23 septembre. L’événement a réuni le chef du gouvernement, les membres du bureau politique du parti ainsi que les candidats et candidates de la région Casablanca-Settat.
À cette occasion, le président du RNI, Mohamed Chouki, a présenté les axes de la campagne de son parti, articulée autour du bilan de l’action gouvernementale, de la proximité avec les citoyens et d’un programme qualifié de concret et réalisable. Il a déclaré que « le populisme peut être l’option la plus facile dans l’action politique, mais construire la crédibilité constitue le défi le plus difficile », affirmant que son parti a relevé ce défi grâce à un travail de terrain soutenu et à un investissement dans les compétences jeunes et féminines.
Un projet de société comme socle de campagne
Mohamed Chouki a indiqué que le RNI s’appuie sur « son projet de société et son programme clair et réalisable pour proposer les meilleures solutions et alternatives aux Marocains lors de la prochaine étape ». Selon lui, cette démarche découle d’un parcours d’écoute des citoyens étalé sur dix ans, qui se poursuivra par l’élaboration de solutions adaptées à leurs attentes.
Le président du parti a également souligné que l’approche actuelle repose sur une communication directe avec les électeurs, dans le but de renouveler une confiance construite au cours de plus de cinq années de travail continu. Il a précisé que cette dynamique vise à consolider la trajectoire engagée et à la poursuivre après le scrutin.
Casablanca-Settat, région stratégique pour le parti
Dans son intervention, Mohamed Chouki a mis l’accent sur le rôle de la région Casablanca-Settat, qu’il considère comme un appui déterminant dans la course à la première place lors des prochaines législatives. Il a assuré que « les militantes et militants de la région seront la force qui portera le parti vers la première place ».
Il a lancé une formule mobilisatrice devant l’assistance : « C’est Casablanca qui portera la colombe et la placera en première position le 23 septembre », provoquant des applaudissements parmi les têtes de listes régionales présentes. Le symbole de la colombe est l’emblème électoral du RNI.
Le président du RNI a par ailleurs critiqué « l’empressement de certaines parties à parler des alliances politiques avant même le début des échéances électorales et avant que les citoyens ne s’expriment dans les urnes ». Il a annoncé que le parti n’abordera la question des alliances qu’après la confrontation de son programme avec les autres offres politiques.
Jeunes et femmes en tête de liste
Mohamed Chouki a mis en avant la volonté du parti d’investir dans les compétences de la jeunesse. Il a cité plusieurs jeunes candidats dont le RNI espère l’élection au Parlement pour représenter la circonscription de Médiouna et différentes provinces de la région, notamment Anas Haddadi, Yassine Aouicha, Yassine Qandil et Amine Nokta.
Le président du RNI a également évoqué l’attention accordée à la valorisation des compétences féminines, citant la docteure Nabila Rmili, qui conduit la liste régionale du parti à Casablanca-Settat. La désignation de Nabila Rmili à la tête de cette liste a été officialisée par le RNI en août dernier.
Appel à une participation massive
Affirmant sa conviction quant à la fidélité des militants et des habitants ainsi qu’à leur confiance dans la capacité du RNI à proposer des solutions innovantes face aux difficultés des Marocains, Mohamed Chouki a conclu son intervention en appelant les électrices et les électeurs à voter massivement en faveur du symbole de la colombe. Il a réitéré sa fierté à l’égard du parcours du parti et de celui du développement du Maroc.
Les élections législatives du 23 septembre doivent permettre de renouveler la Chambre des représentants. Les résultats détermineront la composition du prochain gouvernement et la répartition des sièges entre les différentes formations politiques, notamment dans la région de Casablanca-Settat, qui concentre un nombre important de circonscriptions.
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