La Commission européenne a présenté, mardi, sa nouvelle stratégie pour la pêche et l’aquaculture à l’horizon 2040, visant à renforcer la viabilité environnementale et économique du secteur. Intitulée « Vision 2040 pour la pêche et l’aquaculture », cette feuille de route couvre l’ensemble de la chaîne de valeur et entend offrir aux entreprises la prévisibilité nécessaire pour investir et se développer, tout en protégeant les ressources et les écosystèmes aquatiques dont elles dépendent, a indiqué l’Exécutif européen.
Cette vision s’articule autour du renforcement de l’offre et de la demande en produits alimentaires aquatiques dans l’Union européenne. Elle définit plusieurs priorités clés pour favoriser la prospérité du secteur, notamment des écosystèmes sains, la transition énergétique, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement, la stimulation de la demande et la garantie d’un approvisionnement alimentaire stable.
Parmi les autres priorités figurent le soutien aux producteurs, la facilitation de l’accès au financement et le renforcement de la coopération internationale. Jusqu’en 2030, l’objectif principal de cette stratégie sera d’améliorer l’efficacité énergétique et l’utilisation des ressources, de développer de nouvelles technologies et compétences et d’utiliser les carburants propres disponibles.
À partir de 2030, les efforts se concentreront sur le développement de technologies à émissions faibles ou nulles, soutenues par la modernisation des infrastructures et des flottes, a précisé Bruxelles. Cette vision s’inscrit dans le cadre du Pacte européen pour les océans, présenté en juin 2025.
Un financement de 2 milliards d’euros pour la période 2028-2034
Parmi les mesures phares de cette stratégie figure l’amélioration de l’accès au financement pour les opérateurs du secteur. La Commission propose à cet effet une enveloppe de 2 milliards d’euros dans le cadre du budget à long terme de l’UE pour la période 2028-2034.
Dans l’ensemble de l’Union européenne, le secteur emploie plus de 200 000 personnes, dont près de 124 500 dans la pêche et quelque 76 000 dans l’aquaculture. De nombreux autres emplois sont également générés dans la transformation, la vente en gros, la distribution et le commerce de détail.
Un enjeu de compétitivité pour le secteur européen
La stratégie « Vision 2040 » vise à concilier la protection des ressources marines et la compétitivité des entreprises européennes de la pêche et de l’aquaculture. Elle prévoit un accompagnement de la transition énergétique et technologique, avec un calendrier progressif jusqu’en 2040.
Le financement proposé pour la période 2028-2034 devra être approuvé par les États membres et le Parlement européen dans le cadre des négociations budgétaires. Les modalités précises de répartition de l’enveloppe de 2 milliards d’euros n’ont pas encore été détaillées par la Commission.
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