Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé mardi que 4 914 gardes à vue et 329 incarcérations ont été enregistrées depuis le 17 octobre, date du premier acte des manifestations contre la vie chère. Ces chiffres ont été communiqués lors d’une prise de parole officielle.
Selon le garde des Sceaux, 70 % des personnes placées en garde à vue sont des majeurs et 30 % des mineurs, ce qui témoigne, selon lui, d’un mouvement d’adultes et non d’une continuité des mobilisations lycéennes.
Le ministre a précisé que 1 820 personnes ont été déférées, avec des policiers ou des gendarmes, de la garde à vue jusqu’au tribunal pour être jugées par un juge correctionnel. Parmi elles, 404 mesures d’emprisonnement ont été prononcées et 329 incarcérations ont été effectuées.
Gérald Darmanin s’est félicité d’une réponse pénale extrêmement forte, soulignant la diversité des profils des personnes condamnées, qui varie selon les week-ends de mobilisation. Il a indiqué que 95 % des condamnés sont des hommes et 5 % des femmes.
Deux tiers des personnes concernées ont entre 18 et 25 ans, 70 % sont de nationalité française et plus de 50 % n’avaient aucun antécédent judiciaire, a encore énuméré le ministre de la Justice.
Ces données interviennent dans un contexte de tensions sociales persistantes en France, où les manifestations contre la vie chère se poursuivent depuis plusieurs semaines. Les autorités judiciaires entendent maintenir une réponse ferme face aux infractions commises lors de ces rassemblements.
Les prochaines étapes dépendront de l’évolution des mobilisations et des décisions judiciaires à venir. Le gouvernement français devrait continuer à communiquer régulièrement sur le bilan des interpellations et des condamnations.
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