Donald Trump a déclaré mardi qu’il « acceptait » le résultat des élections de mi-mandat, marquées par une vague démocrate à l’échelle nationale, tout en refusant d’en assumer la responsabilité personnelle. Dans un entretien téléphonique accordé au New York Times, le président américain a affirmé : « Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats. Nous travaillerons avec les démocrates. »
Sur Fox News, il a adopté un ton conciliant, félicitant à plusieurs reprises ses adversaires et saluant leur campagne, tout en rappelant avec insistance qu’il disposait d’un « pouvoir de veto » face aux lois adoptées par un Congrès démocrate.
Un désaveu électoral massif
Les démocrates ont pris le contrôle de l’ensemble du Congrès, remportant des sièges dans des bastions conservateurs comme le Texas et le Kansas. Cette victoire témoigne d’un rejet important de la politique présidentielle, notamment sur la question du coût de la vie.
Interrogé sur l’impact de la guerre contre l’Iran, très impopulaire, Donald Trump a reconnu qu’elle avait pesé « en partie » sur les résultats, tout en estimant que « les gens comprenaient l’importance » de cette décision.
Refus d’une défaite personnelle
Malgré l’ampleur du revers, le président sortant refuse de considérer ce scrutin comme un désaveu personnel. « Je ne considère pas que c’était dirigé contre moi. Je n’aime pas le voir comme une défaite pour moi », a-t-il déclaré sur Fox News. Il a ajouté : « Ce n’est qu’un moment dans le temps. C’est comme ça. Il y avait quelque chose dans l’air et si vous regardez bien, je n’ai pas à me sentir coupable. »
Sur sa plateforme Truth Social, il a écrit : « Je n’étais pas sur le bulletin et si je l’avais été, nous aurions LARGEMENT gagné. » Un responsable de la Maison Blanche a insisté auprès de l’AFP que « les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin », tout en critiquant la « qualité » de certains candidats républicains.
Conséquences politiques
Avec la bascule du Sénat, Donald Trump perd une grande partie de son pouvoir de nomination, notamment en cas de vacance à la Cour suprême. Il conserve toutefois une marge de manœuvre importante en matière de politique étrangère et militaire.
La Chambre des représentants, désormais démocrate, devrait lancer de nombreuses enquêtes visant le président. Ce dernier a piloté lui-même la sélection des candidats de son camp, ce qui rend d’autant plus notable son refus d’endosser la responsabilité de la défaite.
Les résultats définitifs seront certifiés dans les prochaines semaines, et la nouvelle majorité démocrate devrait prendre ses fonctions en janvier. Les enquêtes parlementaires devraient débuter peu après, marquant une nouvelle phase de cohabitation politique aux États-Unis.
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