Lors de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, le Maroc a annoncé une contribution financière volontaire de 500 000 dollars au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH). Cette annonce a été faite par l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Royaume auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, en réponse à l’appel de financement du Haut-Commissaire.
Une enveloppe additionnelle de 10 000 dollars sera allouée au Fonds spécial du Sous-Comité de prévention de la torture. Ces engagements financiers soulignent le soutien continu du Maroc aux mécanismes onusiens de protection des droits humains.
Engagements programmatiques et conférence internationale
Outre les contributions financières, le diplomate marocain a détaillé plusieurs engagements programmatiques. Le Royaume organisera les 3 et 4 juin 2026 une réunion multilatérale de haut niveau sur la prévention de la torture, qui se concentrera spécifiquement sur les garanties fondamentales. Une retraite de réflexion est également prévue la même année pour stimuler les discussions sur le renforcement de l’Examen périodique universel avant le lancement de son cinquième cycle.
Dans son intervention, Omar Zniber a exprimé la reconnaissance du Maroc envers le Haut-Commissaire pour son rapport. Il a mis en lumière les réalisations nationales du Royaume dans la promotion et la protection des droits de l’Homme, en particulier dans le cadre de la démocratisation des institutions de gouvernance.
Contexte national et initiatives sociales
Le représentant a rappelé les orientations royales récentes, notamment les stratégies annoncées par le Roi Mohammed VI dans le Discours du Trône. Ces stratégies visent à réduire les disparités régionales et sociales, en parallèle avec la généralisation de la protection sociale et sanitaire à l’ensemble de la population, un processus déjà en cours de mise en œuvre.
Sur le plan multilatéral, le Maroc a récemment accueilli à Marrakech la sixième Conférence mondiale sur la lutte contre le travail des enfants. Le document final de cette conférence, intitulé Cadre de Marrakech, repose explicitement sur une approche fondée sur les droits de l’Homme.
Perspectives de coopération internationale
À cette occasion, le Maroc a exprimé l’espoir que l’Organisation internationale du Travail (OIT) adoptera une approche partenariale avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme. L’objectif de cette coopération est la mise en œuvre effective du Cadre de Marrakech et l’éradication complète du travail des enfants dans les délais fixés par la communauté internationale.
Les annonces faites à Genève s’inscrivent dans la continuité de la politique étrangère marocaine, active dans les enceintes multilatérales, et de son engagement déclaré en faveur de l’agenda international des droits de l’Homme. Les prochaines étapes concrètes incluent la préparation logistique et diplomatique de la conférence de 2026 sur la prévention de la torture, ainsi que le versement des contributions annoncées aux fonds onusiens concernés.
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