Promotions exceptionnelles dans l’éducation : un coût de 49 milliards de dirhams d’ici 2024

Promotions exceptionnelles dans l’éducation : un coût de 49 milliards de dirhams d’ici 2024

Le gouvernement marocain a détaillé, jeudi, les modalités de mise en œuvre des promotions exceptionnelles dans le secteur de l’éducation, annonçant un coût global d’environ 49 milliards de dirhams d’ici l’année prochaine. Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement et ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, a présenté ces mesures lors de son point de presse hebdomadaire, les inscrivant dans le cadre de l’application des résultats du dialogue social sectoriel.

Selon les chiffres fournis par le responsable gouvernemental, 22.247 fonctionnaires du secteur de l’enseignement bénéficieront de cette promotion exceptionnelle. Pour la première fois dans l’histoire du système éducatif marocain, un « grade d’excellence » a été créé, a souligné M. Baitas. Ce nouveau grade concerne 14.710 enseignants du primaire, 6.685 enseignants du secondaire collégial, 330 spécialistes pédagogiques et 522 spécialistes en économie et administration.

Soutien au transport routier

Le porte-parole du gouvernement a également confirmé la poursuite de l’octroi d’un soutien exceptionnel direct aux professionnels du transport routier. Il a précisé que le principal changement concerne le rythme de versement de cette aide, désormais effectué tous les 15 jours au lieu d’un versement mensuel. Cette adaptation est justifiée par les fluctuations des prix des carburants. Le renouvellement des inscriptions pour bénéficier de cette aide se fera via la plateforme électronique dédiée.

Crédits supplémentaires et soutien au pouvoir d’achat

Concernant le décret relatif à l’ouverture de crédits supplémentaires, adopté jeudi en Conseil de gouvernement dans le cadre de l’article 60 de la loi organique des finances, M. Baitas a indiqué que 90 % de ces crédits sont destinés à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, via l’injection de montants importants dans la Caisse de compensation. Une partie de ces crédits sera également consacrée à faire face aux conséquences des inondations ayant touché certaines provinces du nord, ainsi qu’au soutien du secteur du transport. Le ministre délégué chargé du Budget se rendra au Parlement pour présenter aux commissions des finances des deux Chambres les détails de ce décret.

Examen de centaines de propositions de loi

Sur la question des propositions de loi parlementaires, Mustapha Baitas a affirmé que le gouvernement valorise le travail parlementaire et considère le dépôt de propositions de loi comme un droit constitutionnel pour chaque député ou conseiller. L’approche gouvernementale repose sur leur conformité avec le programme gouvernemental, qui constitue un contrat entre les pouvoirs exécutif et législatif. Un décret a été adopté pour encadrer le traitement de ces propositions afin de garantir sérieux et rapidité, avec des délais précis d’examen et l’obligation de présence d’au moins un directeur central dans les commissions techniques.

Le responsable gouvernemental a révélé que plus de 400 propositions de loi ont été étudiées. Les propositions acceptées sont celles qui ne contredisent pas les grands chantiers gouvernementaux en cours et n’alourdissent pas les finances publiques par des dépenses supplémentaires non programmées. Cette coopération a abouti à l’adoption d’environ 18 à 20 propositions de loi, dont certaines ont déjà été publiées au Bulletin officiel tandis que d’autres sont encore à l’étude.

Création d’une fondation sociale pour les employés de l’Agence nationale de la conservation foncière

Enfin, concernant le projet de loi relatif à la Fondation des œuvres sociales des employés et fonctionnaires de l’Agence nationale de la conservation foncière, M. Baitas a précisé qu’il vise à créer une nouvelle institution renforçant l’aspect social pour cette catégorie de fonctionnaires. Cette structure permettra aux employés de bénéficier de divers services et conventions institutionnelles, tout en prévoyant des organes de gouvernance comprenant un conseil d’orientation et de suivi, un directeur, une commission administrative, ainsi qu’un contrôle financier de l’État.

Le gouvernement devrait poursuivre le déploiement de ces mesures dans les prochains mois, avec des échéances précises pour le versement des aides et la finalisation des textes législatifs en cours d’examen.

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