Affaire City Club : le propriétaire Jonathan Harroch visé par une procédure de responsabilité personnelle et de graves accusations pénales

Affaire City Club : le propriétaire Jonathan Harroch visé par une procédure de responsabilité personnelle et de graves accusations pénales

Les procédures judiciaires visant Jonathan Harroch, propriétaire du réseau de salles de sport City Club, se sont considérablement alourdies cette semaine sur les plans commercial et pénal. Selon des informations judiciaires rapportées par plusieurs médias, le parquet près le tribunal de commerce de Casablanca a décidé d’élargir la procédure de règlement judiciaire en cours pour engager la responsabilité personnelle de l’homme d’affaires. Parallèlement, la chambre criminelle de première instance de la cour d’appel a entendu de nouveaux témoignages d’employées l’accusant de chantage sexuel et de propositions relevant de la traite d’êtres humains.

Cette évolution signifie que la justice ne se limite plus à la responsabilité financière de la société City Club. Elle cherche désormais à engager la responsabilité personnelle de Jonathan Harroch, ce qui expose directement ses biens personnels à d’éventuelles saisies. Cette décision du parquet commercial intervient dans le cadre d’une procédure de règlement judiciaire déjà ouverte.

Des accusations pénales d’une extrême gravité

Dans le volet pénal de l’affaire, l’instance collégiale a été saisie de déclarations troublantes lors d’une audience récente. Plusieurs employées de City Club ont dénoncé un système de chantage où le versement de leurs salaires était conditionné à des faveurs sexuelles.

Les procès-verbaux de la police judiciaire, lus à l’audience, contiennent des détails précis sur ces allégations. L’une des plaignantes, une ancienne employée du club de Tanger, a décrit les circonstances dans lesquelles elle aurait tenté de récupérer ses arriérés de salaire.

Convoquée dans le bureau de Jonathan Harroch, ce dernier lui aurait soumis une proposition qualifiée de relevant de la traite d’êtres humains. Il lui aurait demandé d’avoir des relations sexuelles avec un entraîneur ou un chauffeur dans le but de tomber enceinte, puis de lui remettre l’enfant à la naissance.

En contrepartie de cet acte, l’homme d’affaires lui aurait promis des avantages matériels et financiers considérables. Ces promesses incluaient une somme de 500 000 dirhams, la remise d’un appartement et d’une voiture, ainsi que l’organisation de son émigration vers la France avec la garantie d’obtenir la nationalité française.

Contexte de l’arrestation et procédures en cours

La chute judiciaire de Jonathan Harroch a débuté avec l’exécution de plusieurs mandats de recherche. Ces mandats faisaient suite à l’émission de chèques sans provision portant sur des montants atteignant des millions de dirhams.

Lors de son interpellation, le suspect a été trouvé dans une chambre d’hôtel en compagnie de deux jeunes femmes. Les enquêteurs ont également saisi en sa possession une quantité précise de 2,5 grammes de cocaïne.

L’affaire est désormais suivie sur deux fronts distincts. Le tribunal de commerce de Casablanca traite des aspects financiers et de la responsabilité commerciale. La chambre criminelle de la cour d’appel instruit, quant à elle, les accusations pénales pour des faits d’une extrême gravité.

Les prochaines étapes judiciaires sont attendues dans les deux juridictions. Le parquet commercial doit formaliser sa requête pour l’engagement de la responsabilité personnelle de Jonathan Harroch. Cette procédure pourrait conduire à la saisie de ses actifs personnels pour couvrir les dettes de l’entreprise.

Devant la chambre criminelle, l’instruction se poursuit avec l’audition des parties et l’examen des preuves. Les accusations de traite d’êtres humains et de chantage sexuel, si elles sont établies, sont passibles de peines d’emprisonnement sévères selon le code pénal marocain.

La complexité de l’affaire, qui mêle droit commercial et droit pénal, pourrait prolonger les procédures. Les avocats des différentes parties sont susceptibles de déposer des requêtes et des mémoires dans les semaines à venir. La date de la prochaine audience pénale n’a pas été communiquée publiquement.

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