Le gouvernement marocain a alloué un financement public dépassant 5,6 milliards de dirhams (MMDH) aux associations pour l’année 2024. Cette annonce a été faite par Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, lors d’une rencontre de communication tenue mardi à Rabat. L’événement était consacré à la présentation du rapport annuel sur le partenariat entre l’État et les associations.
Le ministre a précisé la répartition de cette enveloppe. Les départements gouvernementaux y ont contribué à hauteur de plus de 2 MMDH. De leur côté, les établissements et entreprises publics ont mobilisé un montant global supérieur à 3,3 MMDH.
Sur le plan contractuel, le nombre de conventions de partenariat conclues entre les institutions publiques et les associations a atteint un total de 12.830 en 2024. Parmi celles-ci, 11.935 ont été signées par les établissements et entreprises publics, tandis que les départements ministériels en ont signé 895.
Un volet spécifique a été consacré au renforcement des capacités des associations, avec un appui avoisinant les 123 millions de dirhams. Selon Mustapha Baitas, ce chiffre reflète la diversité des formes et des mécanismes de soutien accordés.
Une volonté étatique affirmée
Le porte-parole du gouvernement a souligné que cette augmentation du soutien public traduit la volonté ferme de l’État de soutenir l’action associative. L’objectif est de renforcer son rôle dans le processus de développement, et ce malgré certaines contraintes persistantes. Ces dernières concernent notamment les conditions d’accès au financement, sa répartition géographique et sectorielle, ainsi que la question de sa durabilité.
Mustapha Baitas a salué, dans ce cadre, l’adoption d’une application informatique dédiée à la collecte et au traitement des données relatives à ce partenariat. Cet outil témoigne, selon lui, d’une volonté de moderniser les méthodes de travail, de renforcer la fiabilité des informations et d’améliorer la méthodologie d’élaboration des rapports.
Il a réaffirmé que le renforcement du partenariat avec la société civile demeure un choix stratégique et un enjeu permanent. Cette politique nécessite, a-t-il estimé, la consolidation de la confiance, la complémentarité des rôles et une action conjointe. Le but est de générer un impact de développement tangible au service de l’intérêt général.
Plus de 17.000 associations bénéficiaires
De son côté, Hamid Benchrifa, directeur des relations avec la société civile au sein du ministère chargé des relations avec le Parlement, a apporté des précisions chiffrées. Il a indiqué que plus de 17.000 associations réparties sur l’ensemble du territoire national ont bénéficié de ce financement public en 2024.
Il a rappelé que l’objectif principal du rapport annuel est d’évaluer le volume du financement public alloué chaque année par les départements ministériels et les entreprises publiques au profit de la société civile organisée.
Le mandat gouvernemental en cours a été marqué par la publication de six rapports annuels successifs, a précisé Hamid Benchrifa. Ce sixième rapport met en lumière, a-t-il noté, les efforts continus déployés par l’État pour soutenir les projets associatifs dans toutes les régions du Royaume.
Au-delà de la simple présentation des résultats financiers, cette rencontre de communication a également servi de cadre pour discuter des voies de renforcement des mécanismes de partenariat. Les différents intervenants ont examiné les enjeux et les contraintes liés à cette collaboration entre l’administration publique et le tissu associatif.
Objectifs et perspectives du rapport
Le rapport annuel sur le partenariat entre l’État et les associations poursuit plusieurs objectifs déclarés. Il vise d’abord à évaluer la réalité de ce partenariat sur le terrain. Il cherche ensuite à mettre en évidence son rôle dans la promotion du développement économique et social.
Une autre fonction du document est d’identifier les principaux défis et obstacles qui entravent parfois l’efficacité de cette collaboration. Enfin, le rapport formule des recommandations pratiques destinées à améliorer les mécanismes de partenariat, à les rendre plus transparents et plus équitables.
La démarche d’évaluation et de publication régulière de ces données s’inscrit dans une logique de redevabilité et de transparence. Elle permet de mesurer l’évolution de l’engagement financier de l’État envers un secteur reconnu comme un acteur clé du développement humain et territorial.
Les prochaines étapes consisteront à analyser les retours d’expérience des associations bénéficiaires et des institutions publiques pour affiner les dispositifs de soutien. L’amélioration de l’application informatique de collecte de données et la poursuite du dialogue structuré avec les représentants de la société civile figurent également parmi les priorités évoquées pour les périodes à venir.
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