Les dirigeants du RNI défendent le bilan gouvernemental et dénoncent les « surenchères politiques »

Les dirigeants du RNI défendent le bilan gouvernemental et dénoncent les « surenchères politiques »

Les dirigeants du Rassemblement national des indépendants (RNI), principal parti de la coalition gouvernementale, ont unanimement défendu le bilan de l’Exécutif dirigé par Aziz Akhannouche, lors d’une conférence de presse organisée ce lundi à Rabat. Ils ont mis en avant les réformes engagées dans les secteurs du pouvoir d’achat, de l’investissement, de la santé et de la protection sociale, tout en rejetant les critiques de l’opposition qu’ils qualifient de « surenchères politiques ».

Une évaluation fondée sur des indicateurs tangibles

Les responsables du parti ont estimé que l’évaluation de l’action gouvernementale doit reposer sur les faits, les chiffres et les rapports d’institutions nationales et internationales, et non sur des slogans ou des surenchères politiques. Ils ont souligné que les résultats obtenus l’ont été malgré des circonstances exceptionnelles et un environnement international complexe, notamment les séquelles de la pandémie de Covid-19 et la crise russo-ukrainienne.

Mohamed Chouki, président du RNI, a indiqué que cette rencontre avec la presse permet de proposer plusieurs lectures des grands chantiers engagés par le gouvernement, dans le cadre d’un débat responsable fondé sur des données précises et des indicateurs vérifiés. Il a également souligné que la décision du chef du gouvernement de se présenter pour la deuxième fois devant le Parlement durant ce mandat afin d’exposer son bilan porte deux messages : un message institutionnel, traduisant une relation fondée sur la clarté et le respect entre les pouvoirs exécutif et législatif, et un message lié au timing, permettant un débat public transparent autour des réalisations de l’Exécutif.

Deux piliers : souveraineté nationale et État social

Selon Mohamed Chouki, le bilan gouvernemental s’inscrit dans un ensemble cohérent de politiques publiques visant à concrétiser la vision du roi Mohammed VI. Cette orientation repose sur deux piliers : le renforcement de la souveraineté nationale dans ses dimensions économique, hydrique et énergétique, ainsi que la consolidation de l’État social à travers la généralisation de la protection sociale, de la couverture sanitaire et du soutien à l’accès au logement. Il a ajouté que le gouvernement est parvenu à mettre ces chantiers sur la bonne trajectoire grâce à des mesures ayant renforcé la résilience de l’économie nationale, stimulé la croissance et permis de mobiliser des ressources propres pour assurer la pérennité des grands projets structurants.

Réformes économiques et marges budgétaires

Yassine Oukacha, président du groupe du RNI à la Chambre des représentants, a expliqué que cette conférence de presse s’inscrit dans la volonté du parti de s’ouvrir davantage à l’opinion publique et d’élargir le débat autour du bilan gouvernemental. Il a rappelé que l’Exécutif a dû faire face à de lourds défis dès son arrivée, dans un contexte marqué par les séquelles de la pandémie de Covid-19 puis par la crise russo-ukrainienne. Malgré cette conjoncture difficile, le gouvernement a choisi de ne pas recourir à une politique d’austérité classique, privilégiant une approche réformatrice plus ambitieuse.

Dans cette logique, il a mis en avant les réformes structurelles engagées dans le système fiscal, notamment en matière de TVA, d’impôt sur les sociétés et d’impôt sur le revenu. L’objectif était de dégager de nouvelles marges financières pour soutenir l’économie nationale, dans la conviction que la croissance reste la condition essentielle pour financer les réformes sociales. Sur le plan des indicateurs, il a affirmé que l’inflation, qui avait atteint près de 6,6% en 2021, est aujourd’hui retombée à moins de 1%. Il a également mis en avant la baisse du déficit budgétaire, le recul de l’endettement ainsi que l’accélération de la croissance. Selon lui, cette dynamique a permis de financer l’État social à travers le soutien au pouvoir d’achat, les hausses salariales et l’appui aux secteurs de l’énergie et de l’électricité. Il a également souligné la hausse du budget de l’éducation, passé de 18 à 40 milliards de dirhams, et celui de la santé, passé de 64 à près de 98 milliards.

Les dirigeants du RNI ont conclu en réaffirmant leur soutien au gouvernement et en appelant à un débat public transparent et factuel. Le parti prévoit de poursuivre sa campagne de communication autour du bilan gouvernemental dans les prochaines semaines, en s’appuyant sur les données des institutions nationales et internationales.

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