Afrovements familiaux dans les camps de Tindouf : plusieurs blessés et des dégâts matériels

Afrovements familiaux dans les camps de Tindouf : plusieurs blessés et des dégâts matériels

Les camps de Tindouf ont connu mardi soir de violents affrontements entre deux familles dans la zone dite de Smara, faisant plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. Ces heurts révèlent une situation sécuritaire fragile et un climat marqué par le désordre dans cette région sous contrôle du Front Polisario.

Selon des sources concordantes, les incidents ont éclaté dans le secteur de Houza, sur fond de différends anciens entre deux familles issues de tribus locales. Le conflit, lié notamment à l’accès à un point d’eau, a dégénéré en affrontements directs.

Les protagonistes auraient eu recours à des armes blanches ainsi qu’à des véhicules tout-terrain. Plusieurs habitations et tentes ont été incendiées, aggravant les pertes matérielles et accentuant les tensions dans la zone.

Escalade de la violence

La situation s’est ensuite détériorée avec l’utilisation d’armes à feu et des tirs nourris, semant la panique parmi les habitants, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées. Certains ont dû fuir les lieux pour échapper à l’escalade de la violence.

Un jeune homme a été grièvement blessé par balle au niveau de l’abdomen. Transporté à l’hôpital de Tindouf, son état serait jugé critique, selon des sources médicales locales.

Implication présumée d’un proche du chef du Polisario

Par ailleurs, des sources locales évoquent l’implication présumée d’un membre de la garde rapprochée du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, dans les tirs. Cette information a suscité une vive indignation au sein des camps, ravivant les interrogations sur l’absence de contrôle et la persistance d’un climat d’insécurité dans la région.

Les camps de Tindouf, situés dans le sud-ouest de l’Algérie, abritent des populations sahraouies sous l’autorité du Front Polisario. Ces tensions internes sont régulièrement relayées par des témoignages de résidents et des rapports d’organisations internationales.

En l’absence de toute intervention des autorités algériennes ou du Polisario pour apaiser les heurts, les observateurs s’attendent à ce que la situation reste tendue dans les prochains jours. Des initiatives de médiation tribale pourraient être mises en œuvre pour tenter de désamorcer le conflit, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite.

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