Rabat – Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a annoncé jeudi que le problème des visas électroniques pour les chauffeurs marocains effectuant des trajets vers l’Europe est en voie de déblocage. Cette déclaration fait suite à une longue réunion tenue mardi dernier avec les professionnels et les dirigeants d’entreprises de fret international.
Lors d’un point de presse organisé après le Conseil du gouvernement, M. Kayouh a affirmé que les discussions diplomatiques menées ces dernières semaines convergent vers une « solution perpétuelle ». Il a souligné que les conducteurs de poids lourds opérant à l’international subissent un préjudice direct en raison des difficultés d’obtention des visas et de la durée de séjour autorisée au sein de l’Union européenne.
Des négociations diplomatiques intensifiées
Le ministre a révélé qu’une communication régulière a été établie avec l’Association marocaine du secteur, qui regroupe environ 15 000 camions et 20 000 chauffeurs. Il a précisé que le gouvernement a traité ce dossier avec tout le sérieux requis par la voie diplomatique. Un contact direct a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, a-t-il indiqué.
M. Kayouh a ajouté que ces échanges se sont également déroulés au niveau du siège de l’Union européenne à Bruxelles, entre l’ambassadeur du Royaume et le commissaire européen chargé des transports. Selon lui, toutes ces réunions visent à trouver des solutions durables pour les transporteurs marocains.
« Nous, en tant que ministère et gouvernement, rassurons les chauffeurs et les acteurs du fret vers l’Europe sur le fait que nous avançons sur la voie d’une solution perpétuelle, dans le cadre d’une diplomatie active, afin de renforcer la compétitivité de la flotte marocaine », a déclaré le ministre.
Impact de la hausse du prix du kérosène
Interrogé sur l’effet de la hausse des prix du fioul d’aviation, notamment du kérosène, M. Kayouh a reconnu un impact concret sur le secteur aérien. Le prix de la tonne de kérosène est passé de 600 dollars à 1 800 dollars, une augmentation qu’il est impossible de cacher, a-t-il affirmé. Il a toutefois précisé que les conséquences varient d’un pays à l’autre.
Pour ce qui concerne les aéroports marocains et les opérations de stockage et de fourniture, le ministre s’est montré rassurant : « Dieu merci, les choses se déroulent bien, et il y a une maîtrise complète sur l’ensemble de la chaîne. »
Au niveau mondial, l’effet de cette hausse est surtout visible chez les compagnies aériennes à bas coût (low cost), a-t-il noté. Les semaines à venir révéleront la solidité de leur situation financière, a-t-il ajouté. M. Kayouh a conclu que la priorité pour le Royaume est de maintenir un contrôle absolu sur les activités des sociétés officielles du secteur.
Perspectives et prochaines étapes
Les prochaines semaines devraient voir l’aboutissement des discussions diplomatiques en cours, avec l’objectif de lever les obstacles liés aux visas électroniques avant la fin de l’année. Les professionnels du fret attendent désormais des annonces concrètes de la part des autorités européennes, alors que les opérateurs marocains cherchent à préserver leur compétitivité sur le marché international.
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