Agadir, le 4 mai 2025 – Lors de la cérémonie de clôture des manœuvres militaires « African Lion », tenue ce jeudi à Agadir, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a rendu hommage à la coopération bilatérale entre les États-Unis et le Maroc. Dans une allocution diffusée à distance, il a souligné que cet exercice, le plus vaste déploiement multinational sur le continent africain, réaffirme l’engagement commun de Washington et de Rabat en faveur de la sécurité régionale.
Un partenariat historique et stratégique
M. Hegseth a insisté sur le fait que le choix du Maroc comme pays hôte n’est pas fortuit. « Il n’existe pas de meilleur partenaire que le Royaume pour piloter cet événement d’envergure », a-t-il déclaré. Il a rappelé que le Maroc fut le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance des États-Unis en 1777, une amitié séculaire qui s’apprête à célébrer son 250e anniversaire. Ce lien historique offre une base solide pour répondre aux défis sécuritaires contemporains.
African Lion : un laboratoire d’innovation
Le secrétaire américain a qualifié African Lion de « plateforme d’innovation » qui permet d’explorer collectivement de nouvelles solutions technologiques. « Il s’agit de tester en conditions réelles l’intelligence artificielle, la robotique et les technologies numériques de nouvelle génération dans des scénarios multi-domaines », a-t-il expliqué. Hegseth a ajouté que l’exercice renforce l’efficacité opérationnelle des forces alliées sur le champ de bataille.
Un message de dissuasion
African Lion 2026 envoie un message clair à ceux qui cherchent à déstabiliser le continent africain. « Notre détermination commune est inébranlable, nos capacités ne cessent de croître, et nous sommes prêts à défendre nos intérêts communs », a affirmé M. Hegseth. Cette édition a mobilisé près de 5 000 militaires venus de plus de 40 pays, soutenus par une trentaine de partenaires industriels de défense basés aux États-Unis. Les forces ont investi plusieurs sites du Royaume, dont la région de Cap Draâ à Tan-Tan, pour tester les capacités de guerre future et renforcer l’interopérabilité.
Le leadership marocain reconnu
Le point d’orgue de la cérémonie a été la remise de la Légion de Mérite (Legion of Merit) des États-Unis au général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant la zone Sud, ainsi qu’au général de brigade Mohsine Bensdira, chef du 3e bureau de l’état-major de la zone Sud. Cette distinction symbolise la reconnaissance de l’engagement marocain sur le terrain.
Un programme dense et multidimensionnel
Sur le plan technique, les manœuvres ont évalué l’aptitude des troupes à effectuer des déploiements rapides sous des menaces multidomaines. Le programme a inclus des exercices de commandement de haut niveau, des tirs à munitions réelles, ainsi que des opérations spéciales, aériennes et maritimes. L’exercice a également intégré des volets humanitaires et mis l’accent sur l’innovation technologique sous l’impulsion des partenaires.
Prochaines étapes
Alors qu’African Lion célèbre sa 22e édition, les responsables américains et marocains prévoient déjà d’élargir le champ des coopérations. Les discussions en cours portent sur l’intégration accrue de nouvelles technologies et l’extension des exercices à d’autres régions du continent. Une nouvelle édition est attendue en 2027, avec un possible renforcement de la participation des pays africains partenaires.
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