Rabat, le 9 mai 2025. Lors d’une conférence intitulée « Le Maroc et le génie du vivre-ensemble », tenue ce samedi à Rabat, le Conseiller Royal André Azoulay a dressé un constat critique de la situation internationale tout en mettant en avant l’exception marocaine en matière de diversité. L’intervention, organisée en marge de débats sur la coexistence, a souligné le contraste entre la montée des extrémismes à l’échelle mondiale et l’approche marocaine fondée sur la pluralité culturelle et identitaire.
Un constat alarmant sur la situation mondiale
André Azoulay a alerté sur la résurgence d’un nationalisme de repli, qu’il a qualifié de « chauvinisme ». Selon lui, ce phénomène gagne du terrain dans les urnes et au sein des sociétés civiles à travers le globe. Il a évoqué la réapparition d’un « monstre » extrémiste que l’on croyait disparu après les tragédies de l’histoire contemporaine, bénéficiant désormais d’un soutien populaire inquiétant.
Le Conseiller Royal a dressé le tableau d’un monde où les valeurs de coexistence s’effritent jour après jour. Il a souligné que les institutions internationales, y compris l’Organisation des Nations Unies (ONU), ont souvent échoué ou baissé les bras face à ces défis, contrairement au Maroc.
La « Tamaghrabit » comme fondement de la singularité marocaine
André Azoulay a attribué cette singularité marocaine à l’identité complexe et plurielle du Royaume, qu’il a désignée sous le terme de « Tamaghrabit ». Il a invité ses concitoyens à expliquer cette identité aux autres, une identité parfois perçue avec suspicion par ceux qui ne parviennent plus à vivre ensemble.
Il a affirmé que le Maroc a triomphé là où les institutions internationales les plus prestigieuses ont échoué. La réussite du Royaume, a-t-il précisé, ne repose ni sur des victoires diplomatiques de circonstance ni sur des richesses naturelles telles que le pétrole, mais sur une « humanité locale » que le pays a su préserver et polir à travers le temps.
Un modèle de civilisation non amnésique
Le Conseiller Royal a insisté sur le fait que la civilisation marocaine n’est pas « amnésique ». Ses racines et ses jonctions historiques permettent à chaque citoyen de se sentir chez soi sans la moindre concession. Il a reconnu que l’histoire du Royaume n’a pas toujours été marquée par cette clairvoyance, mais a souligné que le Maroc a su reconquérir progressivement la pleine conscience de son passé pour mieux appréhender son futur.
André Azoulay a ainsi présenté cette identité comme une « lampe d’Aladin » de la coexistence, garantissant le triomphe de la « civilisation de la raison ».
Un contraste saisissant entre dynamique nationale et tendance globale
En conclusion de son intervention, André Azoulay a souligné le contraste saisissant entre la dynamique nationale et la tendance globale. Alors qu’ailleurs la diversité est perçue au mieux comme une complication et au pire comme une crise ou un rejet, elle est vécue au Maroc avec sérénité et tranquillité.
« Le monde recule, mais notre pays avance », a-t-il déclaré, en référence à la gestion exemplaire de la diversité culturelle, linguistique et civilisationnelle du Royaume. Le Conseiller Royal a érigé le modèle marocain en « boussole » pour une humanité en quête de repères.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions de diversité et de coexistence sont au cœur des débats internationaux, notamment face à la montée des populismes et des nationalismes. Le Maroc, de son côté, continue de promouvoir son modèle de vivre-ensemble, notamment à travers des initiatives culturelles et religieuses.
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