Nairobi : Aziz Akhannouch représente le roi Mohammed VI au 4e sommet de la Commission Climat du Bassin du Congo

Nairobi : Aziz Akhannouch représente le roi Mohammed VI au 4e sommet de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a représenté le roi Mohammed VI, mardi à Nairobi, lors du 4e sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Cette rencontre de haut niveau se tient en amont de la table ronde des bailleurs de fonds consacrée au Fonds Bleu, prévue le 26 mai 2026 à Brazzaville.

M. Akhannouch était accompagné de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali. Le sommet doit entériner la stratégie de mobilisation des ressources ainsi que les documents politiques et techniques issus du processus préparatoire.

Le Maroc, partenaire fondateur de la CCBC et du Fonds Bleu

Dans son intervention, le chef du gouvernement a souligné que le Royaume du Maroc continuera à contribuer pleinement pour que la Commission Climat du Bassin du Congo s’érige en modèle africain de gouvernance climatique, d’action collective et de solidarité continentale. Il a rappelé que la CCBC est le fruit de la vision portée par le roi Mohammed VI avec ses frères africains lors du Sommet Africain de l’Action, tenu à Marrakech en novembre 2016, en marge de la COP22.

« Elle incarne la volonté de l’Afrique de prendre en main son destin climatique et de se doter de mécanismes régionaux innovants pour répondre aux défis globaux », a déclaré M. Akhannouch. Il a salué les avancées significatives enregistrées, notamment la mise en place effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, l’adoption de ses instruments de gouvernance, le renforcement de ses partenariats stratégiques, la consolidation d’un portefeuille de plus d’une soixantaine de projets prioritaires issus du plan d’investissement du Fonds Bleu, ainsi que la visibilité accrue de la Commission sur la scène internationale.

Le chef du gouvernement a ajouté que le Maroc est fier d’avoir contribué, en tant que partenaire fondateur, à l’émergence de la CCBC et du Fonds Bleu. Il a précisé que le Royaume, fidèle à son engagement en faveur d’une coopération africaine agissante et solidaire, a accompagné cette dynamique à travers le plaidoyer politique, la réalisation de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu (ayant permis d’identifier un plan d’investissement de plus de 200 projets), le versement de sa contribution paritaire à l’unité de démarrage ainsi que le partage d’expertise en matière de finance climatique, de gouvernance environnementale et de développement durable.

Une vision africaine pour le climat

« Notre conviction est claire : l’Afrique doit proposer ses propres solutions, adaptées à ses réalités et portées par ses propres institutions », a soutenu le chef du gouvernement. Il a rappelé l’importance stratégique du Sommet des Trois Bassins, tenu à Brazzaville en 2023, qui a marqué une étape décisive dans la structuration d’une alliance entre les grands bassins forestiers de la planète : le Bassin du Congo, l’Amazonie et les forêts d’Asie du Sud-Est.

Les pays qui en sont les dépositaires doivent pouvoir parler d’une seule voix pour défendre leurs intérêts, promouvoir une gouvernance climatique plus équitable et mobiliser des financements à la hauteur des services écologiques rendus à l’humanité, a-t-il défendu. Au milieu de cette dynamique, la CCBC s’affirme comme un pilier central de la coopération inter-bassins.

Le Maroc soutient pleinement cette convergence stratégique, convaincu qu’elle constitue un levier essentiel pour renforcer le positionnement de l’Afrique dans les négociations internationales et plaider pour des mécanismes de financement plus justes, prévisibles et adaptés aux réalités des pays forestiers, a encore dit le chef du gouvernement.

La Déclaration de Marrakech comme référentiel ESG

À cet égard, la Déclaration de Marrakech de 2025, à travers son cadre Environnement-social-gouvernance (ESG), offre un référentiel complémentaire pour crédibiliser les projets, renforcer la confiance des investisseurs et orienter les flux financiers vers des projets durables, créateurs de valeur locale et conformes aux standards internationaux.

Le sommet de Nairobi intervient à un moment décisif, celui du passage des engagements à l’investissement et des stratégies aux résultats concrets, a précisé M. Akhannouch. Il a noté que le Bassin du Congo est prêt, les projets sont structurés, crédibles et bancables, et les États membres parlent désormais d’une seule voix.

La table ronde des bailleurs de fonds prévue à Brazzaville sera, à cet égard, un test de crédibilité majeur. Sa réussite dépendra de la capacité collective à maintenir une forte appropriation politique et à garantir une gouvernance transparente et efficace du Fonds Bleu, a tenu à rappeler le chef du gouvernement.

Appel aux partenaires financiers

Dans ce sillage, M. Akhannouch a indiqué que le Royaume appelle les partenaires techniques et financiers, les banques de développement, les fonds climatiques, le secteur privé et l’ensemble des acteurs concernés à soutenir pleinement le Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

La table ronde des bailleurs de fonds consacrée au Fonds Bleu pour le Bassin du Congo est une rencontre de haut niveau qui devra entériner la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets identifiés.

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