Réouverture des mosquées fermées au Maroc : un chantier estimé à près de 2 milliards de dirhams

Réouverture des mosquées fermées au Maroc : un chantier estimé à près de 2 milliards de dirhams

Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, a révélé lundi, lors d’une séance à la Chambre des conseillers, que la réhabilitation des mosquées fermées au Maroc nécessite un budget estimé à près de 2 milliards de dirhams. Cette annonce intervient dans le cadre des discussions parlementaires sur les chantiers en cours du département.

Selon les données officielles présentées par le ministre, 1.485 mosquées sont actuellement fermées à travers le royaume. Ces édifices religieux requièrent des travaux de mise en conformité et de rénovation avant de pouvoir rouvrir leurs portes aux fidèles. Le coût global de cette opération a été chiffré à environ deux milliards de dirhams, une somme qui inclut les études techniques, les travaux structurels et les équipements nécessaires.

Un chantier prioritaire pour le ministère des Habous

Ahmed Taoufiq a souligné que la réouverture de ces mosquées constitue l’une des priorités majeures de son ministère. Les fermetures, intervenues pour des raisons de sécurité ou de non-conformité aux normes en vigueur, concernent principalement des bâtiments anciens ou endommagés. Le ministre a précisé que des inspections régulières sont menées pour évaluer l’état de chaque lieu de culte et déterminer les interventions nécessaires.

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques supervise actuellement plus de 50.000 mosquées sur l’ensemble du territoire marocain. La gestion de ce parc immobilier religieux implique des efforts constants en matière de maintenance et de sécurité. Les mosquées fermées représentent environ 3 % du total, un taux que le gouvernement souhaite réduire progressivement.

Des travaux répartis entre plusieurs phases

Le plan de réhabilitation prévoit une répartition des travaux en plusieurs phases, en fonction de l’urgence et de l’état des édifices. Les premières interventions concerneront les mosquées présentant des risques structurels immédiats. Les autres chantiers seront programmés selon les priorités établies par les commissions régionales compétentes.

Le financement de ce programme, d’un montant de près de 2 milliards de dirhams, sera assuré par le budget de l’État et les contributions du fonds spécial dédié aux affaires islamiques. Le ministère explore également des partenariats avec les collectivités locales et les associations de gestion des mosquées pour accélérer les travaux.

Ahmed Taoufiq a indiqué que des appels d’offres seront lancés dans les prochains mois pour la sélection des entreprises chargées des travaux. Les délais de réalisation varieront en fonction de la complexité des chantiers, certains pouvant être achevés en quelques mois tandis que d’autres nécessiteront plusieurs années.

Un enjeu religieux et social pour les fidèles

La fermeture prolongée de ces mosquées a suscité des préoccupations parmi les populations locales, notamment dans les zones rurales où les alternatives sont limitées. Le ministre a reconnu ces difficultés et a assuré que des mosquées provisoires ou des salles de prière sont mises à disposition dans certains secteurs pour permettre aux fidèles de pratiquer leur culte.

Cette réouverture s’inscrit également dans le cadre d’une modernisation des infrastructures religieuses au Maroc. Le ministère prévoit d’intégrer des normes d’accessibilité et d’efficacité énergétique dans les travaux de rénovation. Des formations seront proposées aux imams et aux gestionnaires des mosquées pour assurer un entretien durable des lieux.

Selon les informations fournies par le ministre, les premières réouvertures devraient intervenir dès la fin de l’année 2025, sous réserve de l’avancement des procédures administratives et des financements. Un bilan d’étape sera présenté devant le Parlement au premier semestre 2026.

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