Un financement de 365 millions d’euros de la BEI pour moderniser les réseaux routier et ferroviaire au Maroc

Un financement de 365 millions d’euros de la BEI pour moderniser les réseaux routier et ferroviaire au Maroc

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé un financement de 365 millions d’euros au Maroc, destiné à renforcer les infrastructures de transport, notamment les réseaux routier et ferroviaire. L’accord a été paraphé par le directeur adjoint de BEI Monde, Lionel Rapaille, le directeur général adjoint de l’Office national des chemins de fer (ONCF), Mohamed Smouni, et le chef de la mission de la BEI au Maroc.

Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne, visant à améliorer la connectivité et la durabilité des transports dans le Royaume. Les fonds seront déployés pour moderniser les corridors ferroviaires existants et étendre le réseau routier dans les régions à fort trafic.

Objectifs du financement

Le projet prioritaire concerne la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca, ainsi que la mise à niveau de la ligne classique entre Casablanca et Marrakech. Des travaux de réhabilitation de sections routières stratégiques, notamment dans les zones périurbaines et rurales, sont également prévus.

Selon les responsables de la BEI, ce financement doit contribuer à réduire les émissions de CO2 en favorisant le report modal vers le rail, tout en améliorant la sécurité routière. Le Maroc s’est fixé pour objectif de doubler la part modale du rail d’ici 2030.

Calendrier et mise en œuvre

Les premières tranches des travaux devraient débuter au premier semestre 2025, avec une durée estimée de réalisation de trois à cinq ans. La BEI précise que les fonds seront décaissés en plusieurs étapes, en fonction de l’avancement des chantiers et des audits techniques.

L’ONCF et le ministère du Transport et de la Logistique superviseront la mise en œuvre des projets, avec un suivi conjoint assuré par la BEI. Des appels d’offres publics seront lancés pour les marchés de construction et d’équipement.

Implications pour le secteur des transports

Cette injection de capitaux intervient alors que le Maroc cherche à moderniser son réseau de transport pour répondre à la croissance démographique et économique. Le pays a déjà investi massivement dans le Train à grande vitesse (Al Boraq) et ambitionne de connecter 75 % de sa population au rail d’ici 2040.

Des experts du secteur estiment que ce financement permettra de créer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects dans les régions concernées, tout en dynamisant les chaînes logistiques. Le réseau routier, qui supporte 90 % du trafic de marchandises, bénéficiera d’une attention particulière pour réduire les goulets d’étranglement.

Les prochaines étapes incluent la signature formelle des contrats de prêt et la publication des premiers cahiers des charges techniques. La BEI prévoit également de mobiliser des fonds pour des études de faisabilité sur des extensions du réseau ferroviaire vers l’Oriental et le Sud marocain.

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