La banque britannique Standard Chartered a publié une prévision de croissance économique de 4,5 % pour le Maroc à l’horizon 2026. Cette estimation concerne l’ensemble de l’économie nationale et repose sur plusieurs facteurs macroéconomiques identifiés par l’institution financière. L’annonce a été diffusée dans le cadre de ses perspectives économiques régionales pour l’Afrique du Nord.
Selon le rapport de Standard Chartered, cette croissance attendue serait portée par l’expansion de l’activité industrielle au Maroc, qui connaît une dynamique soutenue dans des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire. Le tourisme, qui a enregistré une solide performance en 2024 et 2025, continuerait de contribuer de manière significative à la demande intérieure et aux recettes en devises.
Facteurs de soutien à la croissance
La banque cite également la résilience de la demande des consommateurs marocains, soutenue par une inflation modérée et des mesures de soutien social gouvernementales. Les investissements publics et privés, notamment dans le cadre du Nouveau modèle de développement et des grands chantiers d’infrastructure, devraient se poursuivre.
Standard Chartered souligne que le Maroc bénéficie d’une diversification économique croissante, ce qui réduit sa vulnérabilité aux chocs externes. Les réformes structurelles engagées, notamment dans les secteurs financier et énergétique, renforcent également la confiance des investisseurs étrangers.
Contexte régional et comparaisons
Dans la même note, Standard Chartered établit des comparaisons avec d’autres économies de la région. Le Maroc se distingue par un rythme de croissance supérieur à la moyenne des pays d’Afrique du Nord, bien que des défis persistent, tels que le stress hydrique et la dépendance aux aléas climatiques pour l’agriculture. La banque prévoit que la croissance marocaine atteindra 4 % en 2025 avant d’accélérer à 4,5 % en 2026.
Ces prévisions s’inscrivent dans un contexte où l’économie mondiale montre des signes de stabilisation, malgré des incertitudes liées aux tensions géopolitiques et aux politiques monétaires restrictives dans les principales économies avancées.
Implications pour l’économie marocaine
Pour les analystes, cette projection confirme la poursuite de la dynamique positive de l’économie marocaine après la période de reprise post-pandémique. Elle indique également que les réformes structurelles engagées par les autorités publiques, notamment en matière de climat des affaires et de transition énergétique, produisent des effets mesurables.
Les secteurs industriels et touristiques restent les principaux moteurs, mais la note de Standard Chartered insiste sur la nécessité de maintenir un rythme d’investissement élevé pour soutenir la croissance à long terme. Le rapport ne mentionne pas de risques spécifiques autres que ceux déjà connus, comme la variabilité des précipitations et l’évolution de la demande extérieure.
À ce stade, le gouvernement marocain n’a pas officiellement commenté cette prévision. Toutefois, les autorités monétaires et budgétaires devraient intégrer ces données dans leurs propres projections macroéconomiques pour les années à venir. La Banque centrale du Maroc, Bank Al-Maghrib, publiera ses propres prévisions actualisées lors de sa prochaine réunion trimestrielle.
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