Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a approuvé des propositions de nomination à de hautes fonctions, conformément à l’article 92 de la Constitution. Ces décisions visent à renforcer l’administration publique dans des secteurs clés tels que la santé, la transition énergétique, l’investissement et les droits de l’Homme.
Au ministère de la Santé et de la Protection sociale, Nadia Akmal a été nommée au poste de directrice de l’Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé (ISPITS) d’Agadir. Cette institution joue un rôle central dans la formation des personnels soignants au niveau régional.
Dans le domaine de l’environnement, Rachid Tahiri a été désigné directeur du Climat et de la Diversité biologique au sein du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, plus précisément au Département du développement durable. Cette fonction implique la coordination des politiques de lutte contre les changements climatiques et la protection de la biodiversité.
Par ailleurs, Dalal Mini a été nommée directrice générale de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques au ministère délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques. Son rôle consistera à superviser la cohérence des programmes gouvernementaux et à évaluer leur impact sur le développement économique.
Enfin, le Conseil de gouvernement a approuvé la nomination de Hamid Benchrifa en tant que secrétaire général de la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH). Cette instance assure le suivi et la coordination des actions gouvernementales en matière de droits fondamentaux.
Ces nominations interviennent dans le cadre d’un processus de renouvellement des cadres dirigeants de l’administration publique marocaine. Selon le communiqué du Département du porte-parole du gouvernement, elles visent à garantir une gestion efficace et transparente des institutions concernées.
L’article 92 de la Constitution marocaine prévoit que les nominations aux hautes fonctions dans les établissements publics et les administrations de l’État sont approuvées par le Conseil de gouvernement. Cette procédure assure une validation collective des choix effectués par les départements ministériels.
Contexte et implications
La nomination de Nadia Akmal à la tête de l’ISPITS d’Agadir s’inscrit dans les efforts du ministère de la Santé pour améliorer la formation des infirmiers et techniciens de santé, notamment dans le Sud du pays. L’institut forme chaque année plusieurs centaines de professionnels destinés aux établissements de soins publics.
La création du poste de directeur du Climat et de la Diversité biologique reflète l’engagement du Maroc dans la mise en œuvre de sa Stratégie nationale de développement durable et de ses engagements climatiques internationaux. Rachid Tahiri aura pour mission de coordonner les actions de préservation des écosystèmes et d’adaptation aux changements climatiques.
Dalal Mini, à son nouveau poste, devra veiller à la convergence des politiques publiques dans le domaine de l’investissement, un axe prioritaire du gouvernement pour stimuler la croissance économique et attirer les capitaux étrangers.
Quant à Hamid Benchrifa, sa nomination à la DIDH survient alors que le Maroc renforce ses mécanismes de protection des droits de l’Homme, en lien avec les recommandations des instances internationales.
Ces nominations entrent en vigueur immédiatement après leur publication au Bulletin officiel. Les nouveaux responsables devront prendre leurs fonctions dans les prochains jours et présenter leurs feuilles de route respectives aux ministres de tutelle.
Le Conseil de gouvernement devrait examiner d’autres propositions de nominations dans les semaines à venir, dans le cadre de la rotation des cadres et de la modernisation de l’administration publique marocaine.
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