Attaque d’Es-Smara : la communauté internationale condamne fermement l’offensive du Polisario

Attaque d’Es-Smara : la communauté internationale condamne fermement l’offensive du Polisario

Le 28 octobre 2024, une attaque menée par des éléments du Front Polisario depuis le territoire algérien a visé la ville d’Es-Smara, au Sahara marocain. L’incident, qui a fait un blessé parmi la population civile, a suscité une vague de condamnations internationales. De Paris à Washington, en passant par Bruxelles et New York, les réactions diplomatiques convergent pour dénoncer un acte jugé de nature à raviver les tensions et à fragiliser les efforts de règlement politique en cours.

La France met en garde contre une déstabilisation régionale

La Mission permanente de la France auprès des Nations unies a fermement condamné l’attaque lundi dernier. Dans une communication officielle diffusée sur la plateforme X, la représentation française a estimé que ces actions hostiles constituaient une menace directe pour la stabilité régionale. Elle a également souligné le risque de compromettre le processus politique encadré par la résolution 2797 du Conseil de sécurité.

La diplomatie française a insisté sur la nécessité pour le Front Polisario de respecter le cessez-le-feu et de se conformer aux résolutions onusiennes. Elle a rappelé l’urgence de parvenir à un règlement d’un conflit qui perdure depuis plusieurs décennies. Paris a réaffirmé de manière explicite son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc, présenté comme la base sérieuse et crédible devant servir de fondement à toute solution politique durable.

La représentation française a également appelé la MINURSO à faire toute la lumière sur les circonstances de ces attaques, en coordination avec les autorités marocaines, tout en saluant le travail de terrain de la mission dans un contexte jugé particulièrement sensible.

Washington dénonce une remise en cause des efforts de paix

La Mission des États-Unis auprès des Nations unies a, de son côté, condamné l’attaque. Dans un message publié sur X, la représentation américaine a estimé que l’offensive menace la stabilité régionale et compromet les progrès réalisés sur la voie d’un règlement politique. Elle a souligné que de tels actes vont à l’encontre de l’esprit des négociations engagées en vue de parvenir à une solution définitive au différend.

Washington a appelé à mettre un terme à un conflit qui dure depuis près d’un demi-siècle. La résolution 2797 du Conseil de sécurité considère la proposition d’autonomie marocaine comme une base permettant d’avancer vers une issue politique. Les États-Unis ont également exhorté les parties qui demeurent en retrait du processus à s’y engager de manière constructive, estimant que la situation actuelle ne saurait perdurer.

Bruxelles appelle à privilégier la voie des négociations

L’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev, a condamné l’attaque. Dans une déclaration publiée sur son compte X, le diplomate européen a appelé à éviter toute escalade. Il a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, sur la base du plan d’autonomie marocain, en vue d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable.

L’ONU préoccupée par des tirs visant des zones civiles

Le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, a fait état d’une vive inquiétude à la suite de tirs de roquettes ayant visé des zones proches d’Es-Smara. Lors de son point de presse quotidien, il a indiqué que l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, Staffan de Mistura, partage les préoccupations exprimées par la MINURSO.

La mission onusienne a évoqué une « profonde inquiétude » face à des incidents ayant touché des zones civiles. Elle a appelé l’ensemble des parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre le processus politique en cours. Selon les Nations unies, ces développements soulignent la nécessité urgente de revenir au respect du cessez-le-feu et de relancer des négociations en vue d’une solution politique réaliste, durable et acceptable pour l’ensemble des parties.

Les réactions internationales laissent entrevoir une pression diplomatique accrue sur le Front Polisario pour qu’il respecte le cessez-le-feu et s’engage de manière constructive dans le processus politique. Les prochains jours pourraient voir de nouvelles consultations à l’ONU et des appels renouvelés à une reprise des négociations sur la base du plan d’autonomie marocain.

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