Rabat, Maroc – Le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) a accueilli, dans le cadre de ses rencontres parallèles, un dialogue entre l’écrivain et historien Hassan Aourid et le chercheur Yassir El Hilali. L’événement, organisé par le club de lecture « Book Club Le Matin », s’est tenu le [date à préciser] au sein de l’espace dédié aux conférences du salon.
Les deux intervenants ont croisé leurs regards sur les rapports entre mémoire collective et récit historique au Maroc. Hassan Aourid, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire politique du royaume, a ouvert la séance en soulignant la nécessité de distinguer la mémoire, subjective et émotionnelle, de l’histoire, qui se veut méthodique et vérifiable.
Yassir El Hilali, spécialiste des études mémorielles, a pour sa part insisté sur le rôle des sources orales et des archives dans la construction d’un récit historique inclusif. Il a notamment évoqué les travaux en cours sur les périodes charnières de l’histoire marocaine contemporaine, sans donner de détails précis sur les projets.
Une rencontre au cœur des enjeux mémoriels
Les échanges ont porté sur la manière dont les récits officiels et les témoignages individuels se complètent ou s’opposent. Hassan Aourid a rappelé que l’historien doit constamment confronter les sources écrites aux traditions orales, tout en évitant les anachronismes.
Yassir El Hilali a mentionné l’importance des archives privées et des fonds familiaux, souvent négligés, pour éclairer des événements mal documentés. Il a cité l’exemple de correspondances inédites conservées dans certaines régions du Maroc, sans toutefois en révéler le contenu.
La discussion a également abordé la question des lieux de mémoire, tels que les monuments ou les cimetières, et leur rôle dans la transmission intergénérationnelle. Les deux conférenciers ont convenu que la mémoire ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiques, mais doit servir à enrichir la connaissance historique.
Un public attentif et des questions ouvertes
Plusieurs membres du public ont interrogé les intervenants sur la place des récits minoritaires ou régionaux dans l’historiographie nationale. Hassan Aourid a répondu que l’histoire doit intégrer toutes les composantes de la société, tout en respectant les méthodes de vérification des faits.
Yassir El Hilali a ajouté que les nouvelles technologies, notamment la numérisation des archives, offrent des opportunités inédites pour l’accès aux sources, mais posent aussi des défis en matière de conservation et de validation.
La séance s’est conclue par un appel à renforcer la coopération entre chercheurs, institutions culturelles et médias pour vulgariser les travaux historiques auprès du grand public.
Le SIEL, qui se tient du [date à préciser] au [date à préciser] à Rabat, propose chaque année un programme de conférences et de débats sur des thèmes variés. Cette édition 2026 met l’accent sur la mémoire nationale à travers plusieurs rendez-vous similaires.
Les prochaines rencontres du cycle « Book Club Le Matin » sont prévues dans les semaines à venir, avec d’autres invités issus du monde académique et littéraire.
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