Azoulay souligne le rôle précurseur du Maroc dans la promotion du vivre-ensemble

Azoulay souligne le rôle précurseur du Maroc dans la promotion du vivre-ensemble

Rabat. Dans un contexte international caractérisé par l’affaiblissement des valeurs humaines, la montée des fractures sociales et la prédominance des crises multidimensionnelles, le Maroc s’impose comme un acteur de référence en matière de culture du vivre-ensemble. Cette affirmation a été formulée par André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI, lors d’une intervention publique tenue le 26 mars 2025 à Rabat, dans le cadre d’un séminaire dédié au dialogue interculturel.

Selon M. Azoulay, le Royaume a su capitaliser sur son héritage historique de coexistence entre différentes communautés religieuses et ethniques pour devenir un modèle reconnu à l’échelle mondiale. Il a rappelé que le Maroc a inscrit cette approche dans ses politiques publiques et diplomatiques, notamment à travers la préservation du patrimoine juif marocain et la promotion d’un islam tolérant.

Un leadership fondé sur une tradition historique

L’intervention d’Azoulay s’est appuyée sur des exemples concrets. Il a cité la réhabilitation des cimetières et des synagogues juives à travers le pays, ainsi que la création d’institutions dédiées au dialogue interreligieux. Ces actions, a-t-il expliqué, s’inscrivent dans une continuité historique qui remonte à plusieurs siècles.

Le conseiller royal a également souligné que le Maroc est l’un des rares pays à avoir officialisé la reconnaissance de la diversité culturelle et religieuse dans sa constitution de 2011. Cette disposition juridique, a-t-il ajouté, offre un cadre légal solide pour la protection des minorités et la promotion de la tolérance.

Des retombées diplomatiques et sociétales

Sur le plan diplomatique, M. Azoulay a noté que le Maroc a multiplié les initiatives de médiation et de rapprochement entre cultures, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Il a évoqué le rôle du Royaume dans la promotion de la paix et de la stabilité régionale, en s’appuyant sur son modèle de gouvernance inclusive.

Au niveau sociétal, des observateurs présents au séminaire ont relevé que cette stratégie a permis de renforcer la cohésion sociale interne face aux défis contemporains, tels que la radicalisation et les discours de haine. Plusieurs experts internationaux présents ont salué l’approche marocaine comme un exemple à suivre pour d’autres pays confrontés à des tensions identitaires.

Prochaines étapes et perspectives

Selon des sources proches du séminaire, le Maroc prévoit de renforcer ces actions dans les mois à venir. Un programme de formation destiné aux enseignants et aux agents publics sur la culture du vivre-ensemble est en cours d’élaboration, avec un lancement prévu pour la fin de l’année 2025. Par ailleurs, des partenariats avec des organisations internationales, notamment l’UNESCO, sont en discussion pour étendre ces initiatives à l’échelle régionale.

Azoulay a conclu en indiquant que le Maroc continuera à défendre ces valeurs dans les enceintes multilatérales, en vue de contribuer à un nouvel ordre mondial plus respectueux de la diversité. Aucune date précise n’a été communiquée pour la mise en œuvre des prochains projets, mais les observateurs s’attendent à des annonces lors du prochain sommet de l’Union africaine prévu en juillet 2025.

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