Rabat. La question des ressources humaines au sein de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés a été soulevée au Parlement, obligeant le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, à répondre à des interrogations sur la gestion de cette institution stratégique pour le système sanitaire national.
Dans une question écrite adressée au ministre, la députée du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), Fatima-Zahra Bata, a décrit une situation « préoccupante » au niveau des effectifs de l’Agence. Elle pointe notamment le retard persistant dans l’organisation des concours de recrutement et l’absence d’ouverture du mouvement de mutation destiné aux cadres souhaitant rejoindre l’institution.
Selon le texte de cette question écrite, consulté par Hespress FR, plusieurs fonctionnaires ont été transférés vers l’Agence au cours de l’année écoulée sans qu’aucun concours de recrutement ne soit organisé. La députée souligne également que le ministère n’a pas ouvert le mouvement de mutation permettant aux cadres sanitaires et administratifs d’intégrer l’Agence « dans des conditions transparentes et respectant l’égalité des chances ».
Un déficit de personnel persistant depuis deux ans
La parlementaire du PJD affirme que l’Agence souffre depuis près de deux ans d’un « déficit énorme » en ressources humaines. Cette situation pèse directement sur les conditions de travail des employés et accentue la pression exercée sur les équipes déjà en poste.
Dans sa question écrite, la députée attire aussi l’attention sur les conséquences possibles de cette surcharge de travail. Les employés accomplissent leurs missions « sous une forte pression », ce qui pourrait affecter la qualité des prestations fournies, d’autant plus que le domaine de la transfusion sanguine reste particulièrement sensible et vital pour les établissements de santé.
Les demandes adressées au ministre
Fatima-Zahra Bata demande au ministre de la Santé d’expliquer les raisons du retard pris dans l’organisation des concours de recrutement au sein de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés. Elle l’interroge également sur les mesures que le ministère entend adopter pour combler ce déficit en ressources humaines.
La députée souhaite enfin savoir si le ministère dispose d’un calendrier précis pour le lancement des concours de recrutement et l’ouverture du mouvement de mutation, afin de garantir une plus grande stabilité des ressources humaines et d’améliorer les conditions de travail au sein de cette institution sanitaire.
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale n’a pas encore rendu public un calendrier précis pour répondre à ces demandes. L’issue de cette interpellation parlementaire pourrait conditionner les prochaines étapes de la gestion des ressources humaines de l’Agence, dont le rôle reste central dans la chaîne d’approvisionnement en sang et en produits sanguins au Maroc.
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