L’Administration des douanes et impôts indirects a publié, le 26 mai 2026, une circulaire annonçant un changement temporaire du régime douanier applicable aux importations de blé tendre. Cette mesure prévoit le rétablissement des droits d’importation pour une période de deux mois, avant une nouvelle suspension prévue à l’issue de ce délai.
Cette décision intervient dans un contexte de gestion des approvisionnements en céréales au Maroc, où le blé tendre constitue une matière première essentielle pour la filière meunière et la production de farine destinée à la consommation humaine. Les autorités cherchent à équilibrer la protection de la production locale avec la nécessité de stabiliser les prix sur le marché intérieur.
Calendrier et modalités de la mesure
Selon la circulaire, les droits d’importation seront rétablis à partir du 1er juin 2026 et resteront en vigueur jusqu’au 31 juillet 2026. Passé cette date, une nouvelle suspension entrera en vigueur à compter du 1er août 2026, sans que la durée de cette dernière n’ait été précisée dans le document officiel.
Le niveau des droits appliqués durant cette période de deux mois n’a pas été détaillé dans la circulaire. Les opérateurs du secteur céréalier devront se référer aux barèmes en vigueur pour déterminer le montant exact des prélèvements à acquitter au moment du dédouanement.
Contexte réglementaire et enjeux économiques
Le Maroc a recours de manière régulière à des suspensions temporaires des droits d’importation sur le blé tendre pour faire face à des fluctuations de l’offre mondiale ou à des besoins exceptionnels liés à la sécheresse. Depuis plusieurs années, le Royaume alterne entre des périodes de taxation et d’exonération afin de soutenir à la fois les revenus des agriculteurs locaux et l’accès des consommateurs à des prix abordables.
Cette nouvelle mesure intervient alors que la campagne agricole 2025-2026 a été marquée par des précipitations irrégulières, ce qui a affecté les rendements dans certaines régions céréalières. Les importations de blé tendre demeurent un levier clé pour garantir la couverture des besoins nationaux, estimés à environ 7 millions de tonnes par an.
Réactions des acteurs du secteur
Les professionnels de la minoterie et du négoce céréalier devraient ajuster leurs stratégies d’approvisionnement en fonction de ce calendrier. Certains observateurs estiment que le rétablissement temporaire des droits pourrait encourager des achats anticipés avant le 1er juin ou un report des commandes vers la période de suspension à partir d’août. Toutefois, aucune déclaration officielle des fédérations professionnelles n’a encore été rendue publique à ce sujet.
Les autorités douanières ont précisé que la circulaire s’applique à toutes les importations de blé tendre déclarées à compter de la date d’entrée en vigueur du rétablissement. Les opérateurs sont invités à consulter les services compétents pour toute question relative aux modalités pratiques de dédouanement.
La prochaine échéance du 1er août 2026 marquera le retour à une suspension des droits, sans que l’administration n’ait encore communiqué sur la durée de cette nouvelle phase. Les autorités pourraient ajuster ce calendrier en fonction de l’évolution des cours mondiaux du blé et de la situation des stocks nationaux.
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