Un accord de partenariat a été signé ce vendredi à Rabat entre Bank Al-Maghrib et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). L’objectif est de renforcer l’éducation financière des personnes détenues au Maroc, dans le cadre de leur préparation à la réinsertion sociale.
La convention a été paraphée par le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, et le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, Mohamed Salah Tamek. Elle s’inscrit dans une démarche visant à doter les détenus de compétences pratiques en gestion financière.
Une initiative pour faciliter la réinsertion
Selon les termes de l’accord, des programmes de formation seront dispensés au sein des établissements pénitentiaires. Ils couvriront des notions de base telles que la budgétisation, l’épargne, la gestion des comptes bancaires et la prévention du surendettement.
Les autorités estiment que l’acquisition de ces connaissances est essentielle pour permettre aux anciens détenus de gérer leurs ressources une fois libérés. Cela réduit les risques de récidive liés à des difficultés économiques.
Un déploiement progressif dans les prisons
Le partenariat prévoit un déploiement progressif des sessions de formation. Dans un premier temps, des formateurs spécialisés seront mobilisés pour encadrer les détenus volontaires. Des supports pédagogiques adaptés seront également élaborés.
Bank Al-Maghrib apportera son expertise en matière d’éducation financière, tandis que la DGAPR assurera la logistique et l’accès aux populations carcérales. Aucun chiffre précis sur le nombre de bénéficiaires attendus n’a été communiqué lors de la signature.
Un volet de la stratégie nationale d’inclusion financière
Cette convention s’intègre dans la stratégie nationale d’inclusion financière portée par Bank Al-Maghrib. L’objectif est de toucher les populations vulnérables, dont les détenus font partie, afin de leur offrir les outils nécessaires à une participation économique active.
La DGAPR, de son côté, poursuit son effort de modernisation des programmes de réinsertion. L’éducation financière vient compléter d’autres formations professionnelles et sociales déjà dispensées dans les prisons du Royaume.
Les prochaines étapes prévoient la mise en place d’un comité de suivi conjoint pour évaluer l’impact des formations. Des sessions pilotes devraient débuter dans plusieurs établissements pénitentiaires au cours des prochains mois, avant une éventuelle généralisation à l’ensemble du réseau carcéral marocain.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire