Le Maroc engage une réforme du contrôle financier de ses 267 entités publiques

Le Maroc engage une réforme du contrôle financier de ses 267 entités publiques

Le gouvernement marocain a lancé un chantier visant à renforcer le dispositif de contrôle financier au sein de ses 267 établissements et entreprises publics (EEP). Cette initiative, annoncée fin septembre 2025, répond à un besoin accru de transparence et d’efficacité dans la gestion des fonds publics.

Selon les données officielles du portefeuille public, le pays compte actuellement 217 établissements publics et 50 sociétés anonymes à participation majoritaire de l’État. Ces entités opèrent dans des secteurs variés tels que l’énergie, les transports, les télécommunications, la santé et l’éducation.

Un contrôle plus rigoureux pour une meilleure gouvernance

L’objectif principal de ce chantier est d’améliorer la supervision financière et comptable de ces organismes. Les autorités entendent ainsi réduire les risques de mauvaise gestion, de fraude ou de dérive budgétaire.

Le renforcement du contrôle passera par la mise en place de nouveaux outils de suivi, l’harmonisation des procédures comptables et l’introduction d’audits externes réguliers. Les ministères de tutelle, la Cour des comptes et le ministère de l’Économie et des Finances joueront un rôle central dans cette réorganisation.

Un enjeu de taille pour les finances publiques

Avec un budget cumulé des EEP estimé à plusieurs dizaines de milliards de dirhams, l’enjeu est considérable. Une meilleure maîtrise des dépenses et des recettes de ces entités pourrait contribuer à assainir les comptes publics et à libérer des marges de manœuvre budgétaires.

Les entreprises publiques marocaines, comme l’Office national des chemins de fer (ONCF) ou l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), figurent parmi les entités concernées par cette réforme. Leur gestion financière sera désormais suivie de manière plus étroite.

Des mesures concrètes attendues d’ici 2026

Le gouvernement prévoit de finaliser, d’ici la mi-2026, la mise en place d’un cadre réglementaire unifié pour le contrôle financier des EEP. Ce cadre inclura des critères précis de reporting, des indicateurs de performance financière et des mécanismes de sanction en cas de non-conformité.

Par ailleurs, des formations spécifiques seront dispensées aux cadres financiers de ces établissements pour les familiariser avec les nouvelles procédures.

Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’État, visant à renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs dans la gestion des deniers publics. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact concret de ces mesures sur la transparence et l’efficacité du secteur public marocain.

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