La DGSN et la DGST démentent formellement tout piratage de leurs systèmes

La DGSN et la DGST démentent formellement tout piratage de leurs systèmes

Le pôle formé par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a démenti, dans un communiqué conjoint, toute intrusion ou piratage de ses systèmes informatiques et de ses bases de données sécuritaires. Les deux institutions affirment que leurs équipements respectent les normes les plus strictes en matière de cybersécurité.

Selon le communiqué, les données personnelles récemment diffusées sur les réseaux sociaux ne proviennent pas d’une brèche dans les systèmes d’information des forces de sécurité. Elles seraient issues de bases de données plus anciennes, détenues par des compagnies d’assurance et des organismes de couverture sanitaire et sociale.

Cette mise au point intervient alors que des publications en ligne ont prétendu que des fichiers internes à la police nationale et à la surveillance du territoire avaient été exfiltrés. Les autorités décrivent ces allégations comme infondées et appellent à la prudence face à la propagation de contenus falsifiés.

Des documents falsifiés et des uniformes incohérents

Le communiqué met en garde contre la diffusion de photographies prétendument attribuées à des fonctionnaires de la DGSN ou de la DGST. Ces images, présentées de manière trompeuse, montrent des personnes portant des uniformes ou des grades militaires qui n’existent pas dans l’organisation de la police nationale marocaine.

De même, des documents présentés comme des pièces sécuritaires « fuitées » comportent des erreurs manifestes : chartes graphiques incorrectes et fautes de langue flagrantes. Selon le pôle sécuritaire, ces incohérences rendent leur caractère falsifié évident pour tout observateur averti.

Les autorités soulignent également que les systèmes de traitement des données sécuritaires ne sont pas connectés à Internet, ce qui rend techniquement impossible un piratage à distance via les réseaux ouverts.

Poursuite des investigations judiciaires

Les services compétents poursuivent leurs recherches et investigations, sous la supervision du parquet, afin d’identifier les auteurs de la fabrication et de la diffusion de ces contenus falsifiés. Les personnes impliquées seront interpellées et poursuivies en justice.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face à la désinformation en ligne, qui touche parfois des institutions sensibles. Les autorités rappellent que la diffusion de fausses informations peut entraîner des sanctions pénales.

À date, aucune preuve technique d’une intrusion dans les systèmes de la DGSN ou de la DGST n’a été rendue publique par des sources indépendantes. Les investigations en cours devraient permettre de clarifier l’origine exacte des données divulguées et de déterminer les responsabilités.

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