Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et du Sport a clarifié, vendredi 4 septembre, les modalités de gestion du soutien scolaire prolongé dans les « écoles pionnières » pour l’année scolaire 2026/27. Une note adressée aux directeurs des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) confirme le maintien des heures supplémentaires rémunérées pour les enseignants volontaires et prévoit le déblocage des budgets nécessaires au paiement de leurs indemnités.
Cette décision met fin aux incertitudes qui entouraient la généralisation de ce dispositif, lancé dans le cadre de la feuille de route 2022-2026 pour la réforme de l’école publique. Le ministère précise que les crédits budgétaires requis pour le règlement de ces heures supplémentaires seront inscrits dans la programmation financière de l’exercice 2027, dans la continuité des exercices précédents.
La note ministérielle insiste sur un encadrement strict : l’extension du soutien pédagogique ne devra pas conduire à des regroupements de classes ni à une surcapacité dans les salles de cours. Elle prévoit une rationalisation des ressources humaines et une optimisation des emplois du temps, afin de garantir le déroulement normal des enseignements tout en répondant aux besoins des élèves.
La possibilité d’effectuer des heures supplémentaires reste ouverte à l’ensemble des professeurs, qu’ils soient chargés des matières fondamentales ou dédiés au soutien prolongé, sur la base du volontariat et selon les barèmes d’indemnisation en vigueur. Cette mesure vise à sécuriser la participation des équipes pédagogiques sur le terrain.
Expérimentation de l’enseignant référent
Pour la rentrée 2026/27, le ministère lance également l’expérimentation d’un nouveau poste : celui d’« enseignant référent » dans les collèges pionniers. Cet enseignant verra sa charge hebdomadaire d’enseignement réduite de moitié, afin de lui permettre d’assurer des missions d’accompagnement, de formation, de coordination et de suivi auprès de ses collègues.
L’objectif affiché est de faciliter l’appropriation des approches pédagogiques adoptées dans les établissements pionniers, sous la supervision des inspecteurs et en coordination avec les directions d’établissements. L’enseignant référent sera choisi parmi les enseignants exerçant dans un collège pionnier, reconnus pour leurs compétences professionnelles et pédagogiques.
Selon la correspondance ministérielle, le candidat devra maîtriser les approches pédagogiques mises en œuvre dans ces établissements, lesquelles devront avoir été observées et validées par l’inspecteur pédagogique lors de ses visites d’encadrement. Une certification attestant d’un niveau d’expertise dans ces approches sera également exigée, de même que de bonnes capacités de communication et une disponibilité pour le travail en équipe.
Cette expérimentation s’inscrit dans la poursuite du programme consacré aux écoles pionnières, qui reste un pilier de la stratégie de mise à niveau de l’école publique. Le ministère espère ainsi consolider l’adhésion des équipes pédagogiques et améliorer l’encadrement des élèves.
Conditions financières et prochaines étapes
Le ministère assure que les budgets nécessaires au paiement des indemnités des enseignants volontaires seront inscrits dans la programmation financière de 2027. Cette clarification vise à lever les doutes sur la viabilité du dispositif à moyen terme.
Les modalités concrètes de mise en œuvre, notamment la sélection des enseignants référents et la répartition des heures de soutien, devront être précisées par les AREF dans les prochaines semaines. La généralisation progressive du modèle des écoles pionnières devrait se poursuivre, avec une évaluation prévue à l’issue de l’année expérimentale pour ajuster le dispositif si nécessaire.
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