Lors d’un meeting électoral tenu vendredi à Azrou, Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) et ministre délégué chargé du Budget, a présenté les priorités du parti pour les élections législatives de 2026. Devant un large rassemblement d’électeurs, il a détaillé un programme articulé autour de l’éducation, la santé, le pouvoir d’achat, l’emploi, la jeunesse et les retraites. L’événement s’inscrit dans la campagne électorale en cours, à quelques semaines du scrutin prévu le 23 septembre.
Un programme chiffré pour se démarquer
Fouzi Lekjaa a cherché à positionner le PAM comme une formation politique qui transforme les promesses électorales en engagements concrets et mesurables. Il a affirmé que le parti souhaite que le Maroc avance « à la vitesse du TGV, pas à la vitesse des promesses », une formule qui vise à critiquer les engagements électoraux selon lui répétés à chaque mandat sans résultats tangibles. Il a assuré que son parti adhère au projet royal de construire un Maroc où les citoyens ne vivraient pas « à deux vitesses », soulignant que tous doivent progresser au même rythme.
Éducation et santé au cœur des priorités
Abordant le secteur de l’éducation, Fouzi Lekjaa a déclaré que le PAM ambitionne de hisser ce domaine aux meilleurs rangs mondiaux, précisément à la sixième place. Concernant le système hospitalier, il a estimé que la santé constitue un pilier de la préservation de la dignité des citoyens. Le parti place ainsi l’accès aux soins, la qualité des services et le respect de la personne parmi ses priorités. Ces engagements interviennent alors que les secteurs de l’éducation et de la santé figurent parmi les principales préoccupations des électeurs marocains.
Jeunesse, pouvoir d’achat et retraites
Sur la question de la jeunesse, Fouzi Lekjaa a indiqué que le projet du parti consiste à accompagner le jeune depuis ses années d’études jusqu’à son insertion sur le marché du travail ou la création de sa propre entreprise. L’objectif affiché est de faire du Maroc le premier choix de carrière et d’investissement des jeunes. Au niveau économique, il a abordé la question du pouvoir d’achat, affirmant que la hausse du coût de la vie constitue l’un des principaux dossiers nécessitant une intervention. Le programme du parti prévoit de mobiliser les leviers disponibles et les mécanismes juridiques afin d’améliorer les conditions de vie des Marocains. Enfin, sur les retraites, il a proposé une pension minimale de 3 000 dirhams.
Un contrat moral avec les citoyens
Pour le responsable politique, le programme électoral des partis devrait constituer un « contrat » moral avec les citoyens marocains, sur lequel ils devraient être tenus responsables de leurs engagements. Il a souligné que le programme électoral du PAM a été simplifié pour qu’il puisse être compris de tous. Il a appelé les participants à le lire, à en comprendre le contenu et à écouter les explications de ses candidats avant de prendre leur décision le 23 septembre. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de transparence et de redevabilité, selon lui.
Prochaines étapes
Les élections législatives sont prévues le 23 septembre 2026. D’ici là, les partis politiques poursuivront leurs campagnes à travers le pays. Le PAM, qui mise sur un programme chiffré et mesurable, devra convaincre les électeurs de la crédibilité de ses engagements. Les résultats du scrutin détermineront la composition du prochain Parlement et la formation du gouvernement. Les électeurs sont appelés à se rendre aux urnes pour choisir leurs représentants.
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